Raphael, les dernières années, au musée du Louvre et au Musée du Prado

En fouillant le net, à la recherche d’informations sur l’exposition Raphael, les dernières années, qui comportait de nombreux portraits, je suis tombé sur le site du Musée du Prado.

En effet, cette exposition était organisée conjointement par Le Musée du Louvre et le Musée du Prado, musée célèbre de la ville de Madrid en Espagne.

Si le site du Louvre est plutôt concis à propos de cette exposition (un petit texte en résume le contenu, mais rien de plus), le site du Prado est bien plus intéressant.

Il offre en effet plus de contenu.

L’interface du site du Musée National de Madrid est assez épuré, avec des couleurs entre le gris et le blanc, permettant de mettre vraiment en valeur le contenu, et surtout les œuvres qui par leu couleur ressortent beaucoup plus sur ce fond neutre.

Un onglet permet d’accéder à  un historique des expositions, c’est ainsi que l’on peut accéder au contenu sur l’exposition sur Raphaël. La, plusieurs éléments nous sont proposés : des vidéos, du contenu plus ancré sur l’exposition, un texte sur Raphaël à Rome, un onglet « relation Works », le catalogue, des activités autour de l’exposition et enfin une vue d’ensemble.

Il faut noter que le site est en espagnol, traduisible en anglais. Concernant la préparation de la visite, d’autres langues sont disponibles, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse. Revenons donc à notre exposition. Le premier onglet, l’onglet vidéo, donne accès à vidéos autour de l’exposition :

– une vidéo assez générale sur l’exposition, commentée par Miguel Falomir, le directeur du département des peintures italiennes et françaises

– une vidéo de présentation de l’exposition par Paul Joannides, le commissaire de l’exposition

– une autre vidéo de présentation de l’exposition par Tom henry, un autre commissaire de cette exposition.

Ces trois vidéos sont bien sur en espagnol, sous titré espagnol.

La réside un inconvénient : pour ceux qui sont familiers avec l’espagnol, aucun de soucis, d’autant plus que les sous titres aident à comprendre malgré les accents régionaux des intervenants. En revanche, il est regrettable qu’une version en anglais ne soit pas disponible, ou au moins un sous-titrage en anglais. Il est certain que dans la situation actuelle, une immense partie du public ne peut comprendre et donc utiliser ces vidéos.

Passons maintenant à l’onglet « Exposition ». Il se décline ensuite en plusieurs pages, sur plusieurs thématiques : Autel peints, Vierge et Sainte famille grand format, Vierge et Sainte famille petit format, Giulio Romano, Portraits et enfin la Transfiguration.

A chaque page, un petit texte développe un peu cette thématique, sans toute fois expliquer de nombreuses choses.

L’onglet catalogue permet d’acheter le catalogue de l’exposition.

Ca n’a pas de lien direct avec notre sujet, mais il faut savoir que le site du Prado comporte une Encyclopédie en ligne, chose bien utile !

Pour la même exposition, sur le site du Louvre, nous trouvons également des vidéos, mais bien moins de contenu quant a l’exposition elle même, ce qui est bien regrettable.

M.S.G.

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Bronzino sur Google Art Project

Google Art Project est un service mis en ligne par Google en février 2011. La mise en route d’un tel projet a fait couler beaucoup d’encre puisque cela remet en question tout le secteur de la muséologie. En effet, on peut maintenant visualiser virtuellement des œuvres des collections permanentes des musées. Cette numérisation en 3D permet de visualiser en très haute définition des œuvres choisies de plus de 200 musées à travers le monde, et la liste s’allonge tous les mois !

Par exemple, La tour de Babel de Pieter Bruegel l’Ancien, conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne, est un exemple frappant de cette visualisation en haute définition (on compte en milliards de pixels). On peut y voir les plus infimes détails du tableau, chez nous, derrière notre écran d’ordinateur et assis confortablement, sans avoir à se hausser sur la pointe des pieds pour dépasser la tête des autres visiteurs. Par contre, Google a supprimé tout clic droit de la souris. On ne peut donc pas enregistrer ou copier les images, mais est-ce un réel problème aujourd’hui alors que chaque ordinateur possède un logiciel de capture d’écran ? Je ne le pense pas et Google en a conscience, d’ailleurs cette limite est soumise sûrement au paiement des droits d’auteur. C’est néanmoins un problème pour visualiser plusieurs œuvres à la fois, d’autant plus que lorsqu’on clique sur un onglet ou autres, l’image ne s’ouvre pas dans une nouvelle fenêtre.

La page d’accueil du site présente une œuvre aléatoire en fond. Un rectangle modulable permet de zoomer sur cette œuvre et le lieu de conservation est indiqué. Les ajouts récents de musées défilent dans un bandeau en dessous. Encore en dessous, Google présente une sélection de trois galeries de musées. En haut, au-dessus de l’œuvre présentée, on retrouve l’indispensable moteur de recherche bien sûr, mais aussi plusieurs onglets. On peut ainsi aller directement voir les différentes collections de tous les musées partenaires, faire une recherche par nom d’artistes ou alors par œuvres découvertes au hasard. Dans chaque onglet, on peut affiner notre recherche par ordre alphabétique. L’onglet d’à côté permet de visionner les galeries des utilisateurs du site. En effet, Google Art Project nous permet de créer notre propre galerie d’utilisateur en enregistrant nos œuvres préférées. Il faut pour cela avoir un compte Gmail. Ainsi, Google Art Project comptabilise plus de 15 000 galeries d’utilisateurs qu’on peut visiter.

Quand on a choisi un musée ou une œuvre, on peut voir l’œuvre dans son environnement muséal grâce à la technologie de Street View. Avec un plan des salles du musée sur le côté gauche, on peut naviguer dans les différentes salles en contemplant les œuvres sélectionnées par les musées. En effet, les œuvres étant la propriété des musées, ces derniers ont le droit de demander à ce que Google floute certaines œuvres.

Pour présenter un exemple de visualisation d’œuvres, je vais prendre celle de la galerie d’Agnolo Bronzino. Cette galerie compte 22 œuvres d’art qui sont réparties dans plusieurs musées du monde entier. Cette galerie nous intéresse tout particulièrement puisque Bronzino est un artiste florentin et sa galerie comporte plusieurs portraits. Les œuvres se présentent en ligne et la recherche se fait avec une barre de défilement horizontale en dessous. On peut, si on veut, changer la mise en page. On peut également filtrer les œuvres de la galerie en faisant une recherche par ordre alphabétique ou par support. Sur le côté gauche, d’autres onglets sont mis à disposition de l’utilisateur. On peut recommander le contenu de cette galerie sur Google +, un service de réseau social qui vise à concurrencer Facebook. Un autre petit onglet permet de découvrir les autres collections et artistes de Google Art Project, mais là encore l’absence d’ouverture d’une nouvelle fenêtre lorsque l’on clique sur un lien est assez gênant. Il y a l’onglet de notre propre galerie avec nos œuvres préférées. Un autre onglet permet de partager le contenu de cette galerie sur Google +, Facebook, Twitter et par E-mail. On peut lancer les œuvres de la galerie en diaporama ou encore faire des comparaisons entre deux œuvres qu’on sélectionne.

Quand on a cliqué sur une œuvre, par exemple ici le portrait de Cosme Ier de Médicis en Orphée peint en 1537 et conservé au Philadelphia Museum of Art, elle se présente simplement sur un fond gris sans le cadre. On peut alors zoomer sur l’œuvre grâce à un petit indicateur sur le côté à partir duquel on peut aussi choisir de faire défiler soit les collections du musée où se trouve notre œuvre, soit les autres œuvres du même artiste, soit les œuvres faites à la même date, dans un bandeau déroulant se trouvant en dessous. Une page  »Détails », consultable à côté du titre de l’œuvre, a été faite par le musée. Elle comporte une description de l’œuvre, la technique, les dimensions, le lien vers le musée, parfois des vidéos, et une carte renvoyant sur Google Maps et montrant le pays de naissance de l’artiste et celui de la création de l’œuvre. Le résumé n’est d’ailleurs pas très étoffé. Il décrit juste le sujet du tableau et présente les différentes significations possibles de l’interprétation du tableau, mais sans aller plus avant. On peut ainsi regretter ce manque d’informations. Je pense qu’il peut jouer au détriment de Google Art Project, car ce dernier est ainsi perçu uniquement comme une focale de « zoom » et non comme un outil de connaissance. Cependant, Google Art Project a essayé de remédier à ce défaut de connaissances en créant sa propre chaîne YouTube, où on peut trouver des vidéos d’interview de spécialistes qui parlent d’une œuvre, des visualisations de salles de musées, des making-of,…

De plus, l’intégral de Google Art Project n’est pas traduit en français alors même que j’ai sélectionné la langue française pour tout le site. Seuls les titres des onglets ou catégories sont traduits mais non le contenu.

Dans la FAQ (Foire aux questions), Google Art Project répond à la question sur l’avenir de Google Art Project en précisant qu’en attendant des projets avec d’autres musées, il envisage de « développer une section expérimentale qui montrerait comment les artistes utilisent les nouvelles technologies pour présenter leurs œuvres ». Cette initiative rentre dans la lignée de l’Institut culturel de Google dont l’ambition est de « marier la science et la culture, comme cela se faisait lors de la Renaissance avec des Brunelleschi, architecte et sculpteur, ou des Vinci, inventeur et peintre », citation de Carlo d’Asaro Biondo, président de l’Institut culturel de Google en Europe de l’Est, du Sud, du Moyen-Orient et de l’Afrique. Le site de l’Institut culturel de Google présente aussi des dossiers d’archives de l’histoire du XXe siècle comprenant des photographies, des manuscrits originaux, des vidéos,…

Avec Google Art Project, on a donc les plus grandes collections du monde entier sur nos écrans d’ordinateurs avec des œuvres d’art provenant d’environ 230 musées. Avec la technologie de Google Street View, il est maintenant possible de visualiser les plus infimes détails des œuvres d’art. On pourrait penser que cette visualisation virtuelle enlèverait de sa matérialité à l’œuvre, mais je pense au contraire qu’elle permet de voir d’un nouvel œil cette matérialité. On peut maintenant voir la touche des artistes sans se pencher sur l’œuvre, faire sonner les alarmes et se voir réprimander par les gardiens ce qui, j’en conviens, est tout à fait normal. La technologie de Google Street View nous permet également de visiter virtuellement les salles de 51 musées. Cette pratique n’est pas particulière à Google Art Project, d’autres musées le font pour leurs propres expositions temporaires à l’exemple du musée Thyssen-Bornemisza de Madrid (voir l’article sur « Ghirlandaio et la Renaissance à Florence »). De plus, cette visualisation virtuelle peut servir à préparer notre visite dans un musée et à se faire une idée du genre d’œuvres présentées dans les musées. On peut aussi voir Google Art Project comme un complément de l’exposition des œuvres au service des musées.

 F.B.

Web Gallery of Art

Web Gallery of Art se qualifie de «virtual museum» (musée virtuel) des œuvres d’art européennes entre le XIème et le XIXème siècle. Cette ressource date de 1996. C’est une base de données qui mets à disposition gratuitement les images des œuvres dans le cadre de l’éducation artistique.
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On peut accéder à la ressource proposée de plusieurs façons. Le site donne la possibilité d’une recherche par artistes donc par ordre alphabétique ou d’une recherche plus précise dans l’onglet «Search».
Dans la rubrique «Tours» le site nous propose différents parcours par région et ère chronologique, chaque étape du parcours nous amène à un article explicatif du sujet traité. Ce sont des articles de vulgarisations, non signés.
Pour certain article, on peut également avoir une liste de nom d’artistes en relation avec le sujet traité, classés par ordre chronologique et qui amène chacun vers une liste d’article concernant cet artiste.
Par exemple : nous entrons dans le parcours numéro 1 : «Overview of Italian Painters from 1200 to 1750». On nous propose une carte de l’Italie, et dans le menu à droite chaque ville d’Italie qui abrite une école est proposée, nous choisissons Florence pour coller à notre sujet, un article sur l’école de Florence nous est proposé, et dans cet article des liens vers d’autres références sont donnés, à gauche apparait une liste des artistes florentins par ordre chronologique, cliquons sur Botticelli, apparait alors une liste de sujet sur l’œuvre de Botticelli, nous entrons dans la rubrique «Portraits», un article apparait sur le sujet, suivi d’une liste des œuvres avec images qu’on peut agrandir et un commentaire est disponible ainsi que le cartel de l’œuvre. Certains articles sont disponibles en italien.
On notera également qu’à chaque page est disponible l’index alphabétique des artistes et une barre de recherche rapide.
On a aussi accès à un outil de consultation d’article différent sur la même page : «Dual-window view» qui peut s’avérer utile pour comparer différentes œuvres ou biographies.
Un glossaire est également disponible avec des définitions de termes techniques, de sujets mythologiques ou religieux.
Dans l’onglet «Sources», les ouvrages utilisés sont listés par genre et période.
Les créateurs du site : Dr. Emil Krén et Dr. Dániel Marx des chercheur hongrois en sciences de l’information, leurs e-mail est disponible.

L’aspect visuel du site est assez rudimentaire mais il n’y a pas de publicité et l’information est de qualité. La démarche du «tours» est intéressante et originale et permet ainsi de s’y retrouver dans les différentes aires géographiques et chronologiques qui composent l’histoire de l’art.

LB

Botticelli à la National Gallery

La National Gallery de Londres, comme tous les grands musées du monde, possède son site internet.

L’interface du site est assez épurée, ce qui donne un aspect très sobre et met bien en valeur les photos des œuvres. La page « Visite » du site est traduite en français si on le désire (d’autres langues sont également proposées), mais pas la totalité du site.

            Sur la page d’accueil du site, on retrouve les actualités du Musée, et certaines catégories permettant de connaître la collection de la National Gallery. Par exemple la catégorie « La Sélection du Directeur » nous présente une sélection d’œuvres choisies par le Directeur de la National Gallery. Cette sélection présente quelques œuvres de la National Gallery et le directeur y explique également pourquoi, selon lui, ces œuvres sont tout particulièrement grandioses ou mémorables.

Ces fiches d’œuvres sont à télécharger, ainsi chacun peu les garder.

Nous pouvons également faire une visite virtuelle de certaines galeries du Musée, en vue panoramique, ce qui donne un très bon aperçu de la collection. Nous pouvons ainsi nous promener dans les galeries depuis chez nous. Une fonction de zoom permet de « s’approcher » des œuvres et la qualité n’est pas trop mauvaise, même si on ne peut pas être non plus très très proche du tableau, sous peine de voir plus de pixels que de traits de pinceaux. En cliquant sur le tableau, on peut obtenir sa notice, présentant le nom de l’œuvre, l’artiste, la date de réalisation, mais rien de plus précis. Dans cet encart qui nous présente la notice de l’œuvre, nous pouvons également faire apparaître le plan, ce qui permet de se positionner dans la galerie et l’ensemble du Musée. En revanche il faut noter que toutes les galeries ne sont pas visibles dans cette promenade virtuelle.

Autre élément qui me semble très intéressant : il est possible de télécharger des visites thématiques, afin de les imprimer et de venir avec au Musée ! De plus, cette visite est adaptée aux enfants, initiatives très intéressante puisqu’elle permet de faire connaître le monde de l’Art aux plus jeunes.

Enfin, il est possible de télécharger et/ou écouter des émissions en podcasts, sur différentes thématiques, allant d’une émission sur le baroque à une réflexion sur la relation entre la photographie et l’art. La fréquence de ces émissions est de une par mois.

Mais revenons à notre sujet. A partir de l’encart de recherche interne au site, nous pouvons chercher les articles se référents au portrait florentin à la Renaissance.

Le premier résultat nous amène sur une page dédiée à une œuvre de Sandro Botticelli : Portrait of a young man. Pas de cartel complet sur cette page, nous apprenons seulement la date de réalisation, le nom du peintre et de l’œuvre. Vient ensuite un petit texte ou nous apprenons, entre autre, que ce portrait à été réalisé à Florence. Il est également indiqué dans quelle sale se trouve cette œuvre et quelles sont les œuvres accrochées autour. Enfin, au bas de l’image, sous la mention « Further information », nous avons deux liens vers des « Key facts » ou « Artist biography », afin de compléter nos informations sur cette œuvre.

Le lien « Key facs » nous amène en fait à une notice un peu plus complète, comportant le matériau et support, le format, la manière dont il à été acquis, son numéro d’inventaire et une fois de plus sa localisation dans la National Gallery.

En revanche le lien « Artists biography » est beaucoup plus intéressant. Il mène, comme on peut s’en douter, à une page de biographie sur Sandro Botticelli. Sur cette page, un nouveau lien nous emmène, si on le désire, à la collection d’œuvres de Botticelli. Mais restons sur cette page. Au début de cette biographie, nous avons un autoportrait de Sandro Botticelli qui nous permet de voir son visage. Ensuite, une biographie divisée en plusieurs parties : sa vie à Rome et son retour, le lien avec la mythologie, entre religion et politique et enfin les dernières années de sa vie. Enfin, en bas de la page, différents liens nous amènent à la plupart de ses œuvres présentes à la National Gallery.

 Portrait of Sandro Botticelli

J’avoue être un peu déçue par cette recherche. Arrivé à la page d’Accueil et la page Visite, on voit tous ce qui peut être téléchargé ou exploré sur le site et on attend un peu plus d’eux qu’une notice et une courte bibliographie. Si nous cherchons des informations sur Botticelli, la bibliographie peut être un début. En revanche, il ne faut rien attendre du côté des œuvres, ce n’est pas sur le site de la National Gallery que nous trouverons une courte interprétation ou des informations supplémentaires sur l’œuvre comme par exemple sur le site du Musée du Louvre.

M.S.G.

La Tribune de l’Art, un site engagé.

En faisant des recherches sur Raphael, autre grand peintre florentins de la Renaissance, je suis tombée sur un article consacré au Portrait de Jules II peint par Raphael, article hébergé par le site « La tribune de l’Art ».

La Tribune de l’Art est un site né en 2003, consacré à l’actualité de l’Histoire de l’Art Occidental du moyen Age aux Années 30, il inclut donc la Renaissance.

Dans la page « Qu’est ce que La Tribune de l’Art », les auteurs nous expliquent le but de leur site. Tous ont conscience du patrimoine énorme de la France en terme d’Art, mais également du fait que ce patrimoine n’est pas toujours préservé aussi bien qu’il le devrait. Il y a une grande volonté, pour ces auteurs, de sortir des sentiers battus. Ils nous expliquent qu’aujourd’hui, partout on ne parle que des grandes expositions, connues non pas pour leur intérêt, mais par ceux qui la font. De même, de nombreux articles d’actualités traitent des expositions sans même aller les voirs. C’est aussi contre cela que ces auteurs se dressent. Ils disent ainsi vouloir mettre l’accent sur les expositions peu médiatisées, à Paris, en province ou à l’étranger, et qui sont souvent plus novatrices que les expositions des grands musées ou grandes galeries. De même, ils ne feront de critiques qu’à propose d’expositions qu’ils ont réellement vus. Enfin, leur but est également de nous faire connaître ce patrimoine caché et méconnu dont ils parlent. Dans la page « Contact » nous pouvons voir que les trois principaux auteurs sont Didier Rykner, Bénédicte Bonnet Saint-Georges et Julie Demarle, tous peuvent être contactés via le site.

L’interface du site profite également de son contenu, en effet grâce à une certaine sobriété, le contenu est bien mis en valeur, notamment par des couleurs vives, et beaucoup de rouge.

Sur la page d’accueil du site, nous voyons plusieurs informations sur l’actualité artistique en France et dans le monde. Ces actualités vont de l’exposition aux réouvertures de Musée en passant par le Marché de l’Art. On peut voir sur cette page d’accueil que le site accueille des articles sur différents sujets sur l’Art.

Mais revenons sur notre article. Il faut tout d’abord noter que cet article est daté et signé, ce qui permet de le légitimer d’une certaine manière et au moins d’avoir une trace de son histoire. L’article écrit par Bénédicte Bonnet Saint-Georges est intitulé « Un portrait de Jules II par Raphaël et son atelier au Städel Museum ».

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L’auteur nous explique dans cet article qu’un nouveau portrait de Jules II  a été retrouvé (c’est le troisième) et qu’il à été présenté « avec audace », selon ses mots, comme étant de la main de Raphaël et de son atelier. Il sera visible au Städel Museum de Francfort. L’auteur nous fait également un court récit de l’acquisition de l’œuvre. Enfin, vers la fin de l’article, elle présente un peu qui est Jules II et nous parle de l’œuvre, nous indiquant les différences entre les trois versions, relevées par des analyses scientifiques du tableau.

Cet article est très court. Agrémenté de trois reproductions des trois versions du Portrait de Jules II (et leur notice complète, ce qui est assez rare puisque nous avons ici l’artiste, le titre, la date, mais également les dimensions, le lieu de conservation, les crédits photo et la technique/support !), il nous présente un bref aperçu de la question. C’est en effet le but de ce site de La Tribune de l’Art, site constitué comme dit plus haut de « Brèves », courts articles à propos de l’actualité artistique. Ainsi Bénédicte Bonnet Saint-Georges ne nous fait pas une analyse du tableau ni un descriptif de l’exposition future, elle nous informe juste qu’un tableau à été retrouvé et qu’il fait l’objet de controverse.

Il faut également noter que le site à une version en anglais, pour plus de diffusion. L’absence de publicités est un bon plus pour ce site.

De même, sur le côté droit de l’article, on trouve des liens vers d’autres articles sur le même thème.

M.S.G.

Le portrait à Florence sur Gallica

Gallica est une bibliothèque numérique mise en place par la Bibliothèque Nationale de France (BNF) vers 1997. En libre accès, elle regroupe des livres numérisés, des cartulaires, des revues, des photos et une collection d’enluminures.

Ainsi, dans l’encart de recherche, nous pouvons soit faire une recherche généralisée dans tous les domaines, soit par type de ressource : Livre, Manuscrit, Carte, Image, Presse et revue, Parole et Musique, Partition.

Sur la page d’accueil du site, outre les onglets de recherche, la BNF nous propose une sélection d’articles classés dans différentes catégories : Un personnage, une œuvre, un thème, un lieu, un évènement

Cet onglet « La sélection Gallica » fait partie d’un ensemble de 4 onglets comportant également « Actualité » indiquant aujourd’hui qu’il y a deux millions de documents sur Gallica, un onglet « Découvrir » avec un descriptif du nombre d’onglets par catégorie (livres, cartes, images etc…) sur une image de fond sur laquelle on peut cliquer si on veut plus d’information sur le thème de cette image. Enfin un onglet « Informations et services » propose des liens vers les partenaires, les applications Gallica, les ePub ou même la possibilité de leur écrire.

Revenons maintenant à notre sujet. En tapant « Portrait Florence » dans l’encart de recherche « Tout Gallica », nous obtenons la bagatelle de 9898 résultats.

En affinant la recherche en la limitant aux Livres, nous obtenons 7255 résultats. Nous allons nous intéresser au deuxième des résultats pour cet article.

La page des résultats de la recherche se présente de cette manière : au centre sont affichées les couvertures des livres avec le nom, l’auteur et un petit paragraphe sur le sujet du livre. Les mots communs à notre recherche et au livre sont surlignés en jaune dans ce paragraphe exposant le sujet du livre. Ainsi nous pouvons directement voir si le livre nous intéressera bien. En effet, si le terme de notre recherche « Florence » est finalement le prénom de l’auteur, le livre risque de moins nous intéresser, car nous recherchons des informations sur la ville de Florence.

Nous cliquons donc sur le titre du deuxième résultat, afin d’y accéder. Nous changeons alors de page pour arriver sur le livre numérisé. En haut se trouve le titre du livre, si nous cliquons dessus, nous avons accès à la notice complète : Titre, auteur, Editeur, date d’édition, sujet, type (ici une monographie imprimée), la langue, le format du livre, le format numérique (PDF), les droits etc…jusqu’à la date de mise en ligne.

En dessous de ce titre, nous avons tout un tas d’option permettant une meilleure lecture : une fonction zoom tout d’abord, mais aussi différents modes d’affichage : en défilement vertical, mosaïque mode texte, mode écoute etc… afin de faciliter au mieux notre lecture. Nous avons également accès à la table des matières et un encart permet d’aller directement à la page souhaitée. Enfin, nous pouvons télécharger ou/et imprimer le livre numérisé.

Mais le plus pratique est le module de recherche sur la gauche que nous pouvons faire apparaître dans la page. Grâce à ce module, nous savons dans quelles pages exactement les termes de notre recherche sont présents, afin de ne pas feuilleter tout le livre dans une recherche longue et inutile, mais nous permettant d’aller directement à l’essentiel : les pages parlant du portrait à la Renaissance à Florence.

La aussi, les termes de la recherche sont surlignés dans de court extraits, un par page.

Gallica permet d’accéder, de n’importe quel endroit, à des livres qui n’ont pas été réédités, nous permettant d’augmenter notre recherche et même d’imprimer ces livres nous-mêmes si nous le désirons, ou seulement quelques pages. Cette recherche est facilitée par de nombreux modules permettant de cibler notre recherche à l’intérieur même du livre, pour une meilleure et plus grande efficacité. C’est donc un outil très intéressant et surtout très utile. Attention en revanche à une chose : les informations peuvent être erronées, en effet si on prend l’exemple de l’Histoire de l’Art, nous faisons sans cesse de nouvelles découvertes qui remettent parfois en cause les études passées.

M.S.G

Base Joconde ou RMN ?

Si vous suivez notre blog depuis le début, vous avez du noter que Domenico Ghirlandaio est un artiste de Florence, à la Renaissance, qui à réalisé de nombreux tableaux et plus précisément des portraits.

En cherchant sur Google des informations sur l’œuvre  Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon , de Domenico Ghirlandaio, je suis tombée, parmi de nombreux autres résultats, sur le site de la RMN, la Réunion des Musées Nationaux. Ce site des agences photographiques de la RMN contient les photos de la plupart des œuvres exposées dans les Musées français.

Outre des catégories d’informations comme « Qui sommes nous ? », « les collections » ou autre, le site contient un onglet de recherche. La recherche peut se faire de deux types : recherche simple ou recherche avancée. La recherche simple permet de faire une recherche à partir de n’importe qu’elle information (date, pays, artiste, nom d’œuvre…). La recherche avancée en revanche permet d’affiner sa recherche dès le début afin de ne pas perdre de temps et d’éliminer le plus possible de mauvais résultats. Ainsi nous pouvons renseigner plus précisément dans chaque encart : le nom de l’artiste, la période, la technique ou matière, le musée, les fonds, et le numéro d’inventaire ou la cote cliché si nous la connaissons.

            Revenons à notre recherche sur l’œuvre Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon, de Domenico Ghirlandaio. Dans cette page, qui a une composition standard, commune à tous les articles, nous avons d’abord la photo de l’œuvre. En dessous de cette photo, une notice nous donne diverses informations sur l’œuvre : la cote cliché, le numéro d’inventaire, les fonds, le titre, l’auteur, les crédits photo, la période, la technique/ Matière, les dimensions et enfin la localisation.

Tout en bas de la page, des mots clés nous permettent, en cliquant dessus, de trouver d’autres images sur le même thème.

Il est possible pour les professionnels de créer un compte afin de commander certaines images, en revanche il n’y a rien d’intéressant pour les étudiants ou les amateurs, à part les photos que l’on peut récupérer.

A noter également une rubrique « Porte-folios », avec des dossiers réunissant de nombreuses photos d’œuvres autour d’un même thème.

Ce site est utile si on a besoin de récupérer des images d’œuvres, pour un exposé ou autre, et il est complet au niveau de la notice. En revanche, il n’apporte aucune autre information, pas de « mini-biographie » par exemple, ou d’Historique, comme c’est le cas dans la Base Joconde, une autre base d’image des collections françaises, réalisé par le gouvernement.

Faisons la même recherche sur la base Joconde, afin de les comparer.

L’image est en vignette, et non en grand format comme sur le site de la RMN, et la qualité est nettement moyenne. En effet, si l’on clique dessus afin de l’agrandir, on remarque une différence de qualité.

Au niveau de la notice, on peut constater qu’il y a plus d’informations. Une base est commune, mais sur la Base Joconde, on apprend aussi quelle est la technique utilisée, le matériel, un descriptif du sujet représenté. On apprend également ou l’œuvre est conservée, son statut juridique (est ce vraiment utile ???!), sa date d’acquisition et les autres personnes qui l’ont possédé, ainsi que des crédits photographique.

Un élément nouveau me semble en revanche assez pertinent et important : la présence d’une courte bibliographie (seulement les noms d’auteurs, et les pages parlant de cette œuvre, mais néanmoins sans le titre des ouvrages…). En tant qu’étudiante en Histoire de l’Art, je suis sensible à tout ce qui peut être indiqué pour aider les étudiants ou amateurs dans leur recherche, et cette initiative me semble intéressante. En effet, si le site apporte peu d’information, et c’est normal car ce n’est pas son but premier, il apporte quand même des piste de recherches afin de compléter les informations manquantes.

L’idéal serait un mixte entre le site de la RMN (à l’interface plus moderne et agréable je trouve, ainsi que la qualité supérieur des images), à la quantité d’information de la base Joconde.

M.S.G