Ghirlandaio et la Renaissance à Florence

Ghirlandaio et la Renaissance à Florence est une exposition qui s’est tenue au musée Thyssen-Bornemisza de Madrid du 23 juin au 10 octobre 2010. L’exposition est partie du portrait de Giovanna Tornabuoni de Ghirlandaio (ci-dessous) qui sert de trame pour l’analyse du portrait à Florence et des œuvres de commande pour les mariages.

Domenico Ghirlandaio, Portrait de Giovanna Tornabuoni, 1489-90, huile sur toile, 77 x 49 cm, Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza

Dans cette exposition, ce sont donc essentiellement les salles 2 et 3 qui nous intéressent plus particulièrement puisqu’elles portent exclusivement sur les portraits privés à Florence. D’ailleurs, le portrait de Giovanna Tornabuoni, peint par Ghirlandaio en 1489, a servi de couverture à cette exposition et a fait l’objet d’une salle entièrement dédiée à son étude technique. Un microsite interactif a été spécialement conçu pour cette étude scientifique.

Dans l’onglet « expositions » sur la page d’accueil du musée, on peut avoir accès aux microsites des expositions passées et en cours. Pour chaque exposition, le musée met en ligne les visites virtuelles des expositions qui sont présentées. Ainsi, je vous conseille de visionner la visite virtuelle de l’exposition « Ghirlandaio et la Renaissance à Florence ». Par contre, en parcourant l’exposition, je me suis rendu compte que l’exposition ne comporte absolument aucune explication sur les murs des salles. En visionnant d’autres visites virtuelles d’expositions, j’ai constaté le même phénomène. Je ne sais donc pas si les explications murales sont une tradition purement française ou si leur absence ne se constate qu’au musée Thyssen. Néanmoins, dans cette visite virtuelle, la caméra tourne sur elle-même donnant ainsi une vision d’ensemble de la salle sélectionnée. La visite s’ouvre sur la salle d’entrée de l’exposition et on peut accéder aux autres salles en cliquant sur un petit plan.

Le microsite de l’exposition possède un onglet « chapitres » qui est une présentation de chaque salle avec quelques œuvres choisies. L’explication du choix du nom de chaque salle est donc sur le site de l’exposition et non dans l’exposition elle-même. Seule la salle 8, c’est-à-dire celle consacrée à l’analyse technique du portrait de Giovanna Tornabuoni, comporte des explications murales ce qui est justifié, car des explications sont nécessaires devant des radios d’œuvres pour comprendre la démarche scientifique.

Dans la page de présentation de la salle 8, un lien vers un microsite interactif nous amène vers une page consacrée à l’œuvre choisie pour la couverture de l’exposition, le portrait de Giovanna Tornabuoni de Ghirlandaio. Ce site nous explique toutes les analyses scientifiques que le musée a effectuées sur ce portrait. Il comporte 4 onglets : sur le support, sur la technique picturale, sur l’analyse des matériaux et sur les radios.

Le site propose également des vidéos pédagogiques. Une de ces vidéos montre Gert Jan van der Sman, un historien de l’art, et l’autre est ponctuée dinterviews du public. Enfin, le catalogue de l’exposition est achetable en ligne sur la boutique du musée mais non consultable en ligne.

Le site de l’exposition « Ghirlandaio et la Renaissance à Florence » offre au visiteur la possibilité de voir ou de revoir l’exposition grâce à la visite virtuelle. Mais, à mon avis, ce site complète également l’exposition puisque les explications se trouvent sur le site et non sur les murs de l’exposition.

F.B.