Bronzino sur Google Art Project

Google Art Project est un service mis en ligne par Google en février 2011. La mise en route d’un tel projet a fait couler beaucoup d’encre puisque cela remet en question tout le secteur de la muséologie. En effet, on peut maintenant visualiser virtuellement des œuvres des collections permanentes des musées. Cette numérisation en 3D permet de visualiser en très haute définition des œuvres choisies de plus de 200 musées à travers le monde, et la liste s’allonge tous les mois !

Par exemple, La tour de Babel de Pieter Bruegel l’Ancien, conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne, est un exemple frappant de cette visualisation en haute définition (on compte en milliards de pixels). On peut y voir les plus infimes détails du tableau, chez nous, derrière notre écran d’ordinateur et assis confortablement, sans avoir à se hausser sur la pointe des pieds pour dépasser la tête des autres visiteurs. Par contre, Google a supprimé tout clic droit de la souris. On ne peut donc pas enregistrer ou copier les images, mais est-ce un réel problème aujourd’hui alors que chaque ordinateur possède un logiciel de capture d’écran ? Je ne le pense pas et Google en a conscience, d’ailleurs cette limite est soumise sûrement au paiement des droits d’auteur. C’est néanmoins un problème pour visualiser plusieurs œuvres à la fois, d’autant plus que lorsqu’on clique sur un onglet ou autres, l’image ne s’ouvre pas dans une nouvelle fenêtre.

La page d’accueil du site présente une œuvre aléatoire en fond. Un rectangle modulable permet de zoomer sur cette œuvre et le lieu de conservation est indiqué. Les ajouts récents de musées défilent dans un bandeau en dessous. Encore en dessous, Google présente une sélection de trois galeries de musées. En haut, au-dessus de l’œuvre présentée, on retrouve l’indispensable moteur de recherche bien sûr, mais aussi plusieurs onglets. On peut ainsi aller directement voir les différentes collections de tous les musées partenaires, faire une recherche par nom d’artistes ou alors par œuvres découvertes au hasard. Dans chaque onglet, on peut affiner notre recherche par ordre alphabétique. L’onglet d’à côté permet de visionner les galeries des utilisateurs du site. En effet, Google Art Project nous permet de créer notre propre galerie d’utilisateur en enregistrant nos œuvres préférées. Il faut pour cela avoir un compte Gmail. Ainsi, Google Art Project comptabilise plus de 15 000 galeries d’utilisateurs qu’on peut visiter.

Quand on a choisi un musée ou une œuvre, on peut voir l’œuvre dans son environnement muséal grâce à la technologie de Street View. Avec un plan des salles du musée sur le côté gauche, on peut naviguer dans les différentes salles en contemplant les œuvres sélectionnées par les musées. En effet, les œuvres étant la propriété des musées, ces derniers ont le droit de demander à ce que Google floute certaines œuvres.

Pour présenter un exemple de visualisation d’œuvres, je vais prendre celle de la galerie d’Agnolo Bronzino. Cette galerie compte 22 œuvres d’art qui sont réparties dans plusieurs musées du monde entier. Cette galerie nous intéresse tout particulièrement puisque Bronzino est un artiste florentin et sa galerie comporte plusieurs portraits. Les œuvres se présentent en ligne et la recherche se fait avec une barre de défilement horizontale en dessous. On peut, si on veut, changer la mise en page. On peut également filtrer les œuvres de la galerie en faisant une recherche par ordre alphabétique ou par support. Sur le côté gauche, d’autres onglets sont mis à disposition de l’utilisateur. On peut recommander le contenu de cette galerie sur Google +, un service de réseau social qui vise à concurrencer Facebook. Un autre petit onglet permet de découvrir les autres collections et artistes de Google Art Project, mais là encore l’absence d’ouverture d’une nouvelle fenêtre lorsque l’on clique sur un lien est assez gênant. Il y a l’onglet de notre propre galerie avec nos œuvres préférées. Un autre onglet permet de partager le contenu de cette galerie sur Google +, Facebook, Twitter et par E-mail. On peut lancer les œuvres de la galerie en diaporama ou encore faire des comparaisons entre deux œuvres qu’on sélectionne.

Quand on a cliqué sur une œuvre, par exemple ici le portrait de Cosme Ier de Médicis en Orphée peint en 1537 et conservé au Philadelphia Museum of Art, elle se présente simplement sur un fond gris sans le cadre. On peut alors zoomer sur l’œuvre grâce à un petit indicateur sur le côté à partir duquel on peut aussi choisir de faire défiler soit les collections du musée où se trouve notre œuvre, soit les autres œuvres du même artiste, soit les œuvres faites à la même date, dans un bandeau déroulant se trouvant en dessous. Une page  »Détails », consultable à côté du titre de l’œuvre, a été faite par le musée. Elle comporte une description de l’œuvre, la technique, les dimensions, le lien vers le musée, parfois des vidéos, et une carte renvoyant sur Google Maps et montrant le pays de naissance de l’artiste et celui de la création de l’œuvre. Le résumé n’est d’ailleurs pas très étoffé. Il décrit juste le sujet du tableau et présente les différentes significations possibles de l’interprétation du tableau, mais sans aller plus avant. On peut ainsi regretter ce manque d’informations. Je pense qu’il peut jouer au détriment de Google Art Project, car ce dernier est ainsi perçu uniquement comme une focale de « zoom » et non comme un outil de connaissance. Cependant, Google Art Project a essayé de remédier à ce défaut de connaissances en créant sa propre chaîne YouTube, où on peut trouver des vidéos d’interview de spécialistes qui parlent d’une œuvre, des visualisations de salles de musées, des making-of,…

De plus, l’intégral de Google Art Project n’est pas traduit en français alors même que j’ai sélectionné la langue française pour tout le site. Seuls les titres des onglets ou catégories sont traduits mais non le contenu.

Dans la FAQ (Foire aux questions), Google Art Project répond à la question sur l’avenir de Google Art Project en précisant qu’en attendant des projets avec d’autres musées, il envisage de « développer une section expérimentale qui montrerait comment les artistes utilisent les nouvelles technologies pour présenter leurs œuvres ». Cette initiative rentre dans la lignée de l’Institut culturel de Google dont l’ambition est de « marier la science et la culture, comme cela se faisait lors de la Renaissance avec des Brunelleschi, architecte et sculpteur, ou des Vinci, inventeur et peintre », citation de Carlo d’Asaro Biondo, président de l’Institut culturel de Google en Europe de l’Est, du Sud, du Moyen-Orient et de l’Afrique. Le site de l’Institut culturel de Google présente aussi des dossiers d’archives de l’histoire du XXe siècle comprenant des photographies, des manuscrits originaux, des vidéos,…

Avec Google Art Project, on a donc les plus grandes collections du monde entier sur nos écrans d’ordinateurs avec des œuvres d’art provenant d’environ 230 musées. Avec la technologie de Google Street View, il est maintenant possible de visualiser les plus infimes détails des œuvres d’art. On pourrait penser que cette visualisation virtuelle enlèverait de sa matérialité à l’œuvre, mais je pense au contraire qu’elle permet de voir d’un nouvel œil cette matérialité. On peut maintenant voir la touche des artistes sans se pencher sur l’œuvre, faire sonner les alarmes et se voir réprimander par les gardiens ce qui, j’en conviens, est tout à fait normal. La technologie de Google Street View nous permet également de visiter virtuellement les salles de 51 musées. Cette pratique n’est pas particulière à Google Art Project, d’autres musées le font pour leurs propres expositions temporaires à l’exemple du musée Thyssen-Bornemisza de Madrid (voir l’article sur « Ghirlandaio et la Renaissance à Florence »). De plus, cette visualisation virtuelle peut servir à préparer notre visite dans un musée et à se faire une idée du genre d’œuvres présentées dans les musées. On peut aussi voir Google Art Project comme un complément de l’exposition des œuvres au service des musées.

 F.B.

La Laura de Bronzino

Analyse d’un article de JSTOR

Le texte suivant analyse l’article issu de JSTOR

Bronzino’s Laura

Author(s): Carol Plazzotta

Reviewed work(s):

Source: The Burlington Magazine, Vol. 140, No. 1141 (Apr., 1998), pp. 251-263

Published by: The Burlington Magazine Publications Ltd.

Stable URL: http://www.jstor.org/stable/887860

Accessed: 13/02/2013 17:35Your

Thème principal abordé : Cet article analyse le portrait de Laura, supposée être Laura Battiferri, femme de la haute société florentine, poétesse et mécène, peint vers 1555 par Agnolo Bronzino, en lien étroit avec la Laura de Pétrarque, les cercles littéraires contemporains, et le paragone entre arts visuels et poésie.

Ce portrait du Palazzo Vecchio à Florence, d’une dame tenant un volume des sonnets de Pétrarque dans ses mains, est un des plus surprenants d’Agnolo Bronzino. Il se démarque en effet de ses autres portraits de femmes non seulement  par l’utilisation du profil et le choix d’une palette assourdie, mais encore par l’absence d’éléments qui mettraient en valeur la richesse ou la beauté. Voilée, l’abondante chevelure emprisonnée dans un bonnet et habillée très sobrement, la dame se détache sur un fond totalement neutre. Le principal ornement semble en fait être le gros volume de poésie qu’elle tient entre ses mains, manifestement mis en évidence, ses pages ondulant sous la pression des doigts et sur lesquels on peut reconnaître clairement deux sonnets.

Laura Battiferri Bronzino

Agnolo Bronzino, Laura Battiferri degli Ammanati, c. 1558, huile sur panneau, 83 x 60 cm, Florence, Museo di Palazzo Vecchio
URL http://www.artres.com/c/htm/Home.aspx
images et données fournies par SCALA, Florence/ART RESOURCE, N.Y.
(c) 2006, SCALA, Florence / ART RESOURCE, N.Y.
http://www.scalarchives.com

L’article retrace tout d’abord l’histoire de cette œuvre et de ses propriétaires successifs depuis le dix-septième siècle jusqu’à nos jours ; depuis le dix-septième siècle le portrait était bien attribué à Bronzino et le modèle assimilé à la Laura de Pétrarque, jusqu’au début du vingtième siècle où son propriétaire, Charles Loeser, historien, critique et collectionneur d’art américain, sous l’influence probable d’une étude d’Albertina Furno sur l’œuvre poétique de Bronzino, l’identifia comme étant Laura Battiferri Ammannati. Et tant d’éléments correspondaient si bien à cette identification dans la relation platonique que Bronzino entretenait avec cette dame de la haute société florentine, mécène et assez bonne poétesse d’après ses contemporains – dont Vasari -, leurs échanges de sonnets, leur commune fréquentation du cercle littéraire de l’historien et académicien Benedetto Varchi, que cette hypothèse fut entérinée. Cependant elle fut  contestée une fois à la fin du dix-neuvième siècle, mais l’alternative proposée écartée  immédiatement.

L’auteur de cet article ouvre donc à nouveau le débat, non pas tant pour contester cette attribution, que pour chercher d’autres éléments permettant de la valider plus sûrement encore. Parmi eux l’auteur a retrouvé une peinture d’autel représentant Le christ et la femme de Canaan, commandée à Alessandro Allori, élève de Bronzino, pour la chapelle Ammannati dans l’église des jésuites S. Giovannino à Florence. Des lettres et documents officiels retrouvés dans les archives des jésuites attestent que le couple représenté à l’extrême droite du tableau est bien celui formé par Laura Battiferri Ammannati et son époux Bartolommeo Ammannati, « très naturels ». Les époux étaient très liés à l’ordre des jésuites, dont ils financèrent en partie la reconstruction de leur siège florentin jouxtant cette église. Ils y sont enterrés et, sans enfants, ont légué leurs biens à cette communauté. La comparaison des traits, notamment le nez aquilin, les lèvres étroites et les yeux sombres et saillants, confirme qu’il s’agit bien de la même personne. Elle est également voilée dans les deux cas, et tient de la même façon élégante un livre entre ses mains.

Un autre portrait perdu de Laura Battiferri, exécuté par le peintre Hans von Aachen est mentionné dans le Schilderboeck de Carel van Mander, où il exprime le fait qu’il avait été fait très ressemblant en hommage à sa très grande vertu de poétesse.

Mais l’auteur estime que les propres écrits de Bronzino n’ont pas été assez étudiés. Notamment le codex de vers de Bronzino intitulé Delle Rime del Bronzino Pittore : Libro Primo, conservé à la Bibliothèque nationale de Florence, apporte un éclairage intéressant. En effet, selon la coutume de l’époque, ce codex rassemble non seulement des sonnets écrits par Bronzino, mais également des sonnets que d’autres personnes lui avaient dédiés, et parmi elles deux se détachent particulièrement, Benedetto Varchi et Laura Battiferri. Quant aux sonnets de Bronzino, non seulement sont-ils beaucoup plus fréquemment adressés à Laura qu’à ses autres amis, mais encore contiennent-ils de nombreuses allusions à sa personne ou à son nom. Treize des poèmes de ce recueil font également référence à un portrait de Laura Battiferri peint par Bronzino.

Une tentative de datation de ces sonnets est entreprise, en utilisant tous les indices qu’ils peuvent contenir, comme des références à la mort de Pontormo (janvier 1557), des pseudonymes employés qui apparaissent également dans des lettres échangées entre les membres de ce petit cercle littéraires, etc. Le but est de cerner plus précisément la date du portrait de Laura, qu’on peut estimer maintenant avoir été peint entre 1555 et 1560, ce qui correspond bien à l’âge apparent de la dame du portrait. En comparant avec d’autres portraits d’hommes de la même époque, l’auteur conforte cette hypothèse par des analogies stylistiques.

On ne sait pas qui a pu commander cette œuvre, l’époux de Laura, son mentor Varchi, ou si Bronzino lui-même en a eu le désir. Il semble  néanmoins qu’il ait demandé à Varchi d’intercéder en sa faveur auprès de Laura pour qu’il puisse faire son portrait.

Il est attesté que le paragone entre art visuel et poésie était au cœur des préoccupations de Varchi ; il est fondamental dans le portrait de Laura Battiferri, qui utilise le jeu de mot sur « Laura » et « laurier » pour signifier l’accomplissement poétique et l’immortalité, comme il l’était aussi dans deux autres portraits de deux jeunes protégés de Varchi, Lorenzo Lenzi et Ugolino Martelli. Dans le portrait de Lorenzo Lenzi, le livre ouvert montre un sonnet de Pétrarque en regard d’un sonnet de Varchi, et le prénom de Lorenzo permet le même jeu de mot que celui de Laura. Dans le portrait de Martelli, I’lliade d’Homère voisine avec des volumes de Virgile et Bembo. L’auteur de l’article fait référence à une analyse d’Elizabeth Cropper montrant que par cette habile combinaison d’éléments visuels et verbaux, Bronzino présente, au-delà de la ressemblance physique et morale, l’image de l’identité intellectuelle et culturelle du modèle, proclamant ainsi le statut intellectuel de la peinture aux côtés de la poésie. A l’époque où ce portrait a été peint les arti del designo n’étaient pas encore reconnus officiellement par l’Académie, et Bronzino avait été évincé en 1457, avec d’autres, de l’Accademia Fiorentina pour n’avoir pas délivré de cours. Le codex de sonnets aurait peut-être été édité pour fournir la publication nécessaire à sa réintégration. Mais dans le portrait de Laura Battiferri, les intérêts poétiques et artistiques de Bronzino se rejoignent en un témoignage de ses aspirations aussi éloquent et concis qu’un équivalent écrit.

La suite de l’article compare les mécanismes à l’œuvre dans la sublimation d’un amour platonique et non réciproque par l’écriture, dans les cas de Pétrarque et Laura ou de Dante et Béatrice, et par la peinture dans le cas de Bronzino et Laura Battiferri. Les débats intenses qui ont lieu à l’Académie ou autour d’elle sur le paragone entre art visuel et poésie, et auxquels participe Bronzino, sont alimentés par l’étude de deux sonnets de Pétrarque à propos d’un portrait de sa Laura peint par Simone Martini mais hélas déjà perdu à l’époque. C’est pourquoi il est bien possible que Bronzino ait voulu, en toute connaissance de cause, relever le défi en peignant sa propre Laura, mais en en faisant l’antithèse de la Laura de Martini, humble et timide mais engageante, à l’instar de celle peinte par Andrea del Sarto vers 1527. Au contraire, pour contrer le reproche fait à la peinture de tromper celui qui la regarde, la Laura de Bronzino est non seulement ostensiblement distante, mais elle ne présente que bien peu des traits de la bien-aimée de Pétrarque. Cet éloignement de l’objet désiré est encore accentué stylistiquement par l’absence de reflets (l’œil, par exemple, est entièrement opaque), et en rendant la surface des chairs très lisse tout en aiguisant les contours du modèle. Cependant cet éloignement n’enlève rien à l’individualité de Laura Battiferri, contrairement aux autres Laura des nombreux peintres italiens contemporains qui, voulant également relever par la couleur et la ligne le défi posé par ces deux sonnets de Pétrarque, avaient trop idéalisé leur modèle et sacrifié ainsi son individualité.

Finalement, l’auteur étudie la façon dont les deux talents de Bronzino, pour la peinture et pour la poésie, s’entrelacent et se nourrissent l’un l’autre.

Les sonnets figurant sur le portrait de Laura Battiferri sont donnés en appendice ainsi que tous les sonnets dans lesquels il est fait allusion à cette œuvre.

A.C.

Le portrait de Bia de Médicis par Bronzino

Le portrait de Bia de Médicis peint par Bronzino en 1542 est analysé sur le site Aid’Art qui est un blog qui s’adresse « à tous les passionnés d’art qui souhaitent découvrir des analyses sur des toiles de maîtres ». Ce site publie des analyses en se basant sur le fait que les expositions peuvent paraître longues et que les tableaux ne sont pas assez expliqués dans leur contexte de création ou de composition.

L’auteur de ce blog est apparemment Vincent Etter mais les articles ne sont signés que Vincent. On peut regretter l’absence du widget « Qui sommes-nous ? ». Nous ne savons donc pas qui est l’auteur, si c’est un historien de l’art ou non. Le site est sobre et ne comporte pas beaucoup d’onglets : une page d’accueil, une galerie des maîtres et courants picturaux, et une galerie d’artistes contemporains.

Chaque analyse commence avec l’image du tableau et son cartel complet en-dessous. L’auteur commence l’analyse du portrait de Bia de Médicis par une citation tirée de la notice sur Bronzino dans les Vies de Vasari.

Il fait d’abord une description générale du portrait et le resitue dans son contexte historique. Cette partie est très intéressante car il compare le portrait de Bia de Médicis avec d’autres portraits comme celui de Lucrezia Panciatichi de Bronzino peint vers 1540 qui présente les deux personnages dans la même pose. Cette analyse n’est donc pas dépourvue de critique comparative.

 Bronzino, Portrait de Bia de Médicis, 1542, détrempe sur bois, 61 x 48 cm, Florence, Gallerie des OficesBronzino, Portrait de Lucrezia Panciatichi, v. 1540, tempera sur bois, 102 x 85 cm, Florence, Gallerie des Offices, wga

La seconde partie de l’analyse se centre plus sur l’analyse plastique du tableau. L’auteur interprète les portraits et ses observations qui sont justes et intéressantes. Ses interprétations sont mises en exergue grâce au changement de couleur de la police.

Chaque analyse du site est pourvue d’une contextualisation historique et de citations de sources contemporaines à l’œuvre ou de critiques d’art. Néanmoins, on peut regretter l’absence de bibliographie à la fin de chaque article. Mais l’analyse reste sérieuse et très intéressante.

Ce site réussit donc à s’inscrire dans sa visée première, c’est-à-dire l‘analyse d‘un tableau pour savoir « ce qui (le) distingue, ce qui (le) caractérise, ce qui le rend si particulier, son contexte de création, comment l’artiste la composé et même ce qu’il cache ».

F.B.