Musée des Offices

Le site officiel du pôle muséal de Florence comporte plusieurs musées dont la Galerie des Offices nous propose les différents musées en collaboration avec lui.

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Pour chaque musée les informations pratiques sont disponibles, ainsi qu’une petite introduction historique, et les expositions du moment.

Dans la colonne de gauche, un menu donne accès à la liste des expositions en cours dans tous les musées partenaires.
Dans l’onglet «Digital Archives» on trouve les archives en arts graphiques, les archives des inventaires passés, le catalogue des œuvres, les archives des photos, les archives historiques : des documents manuscrits, les numérisations des œuvres manuscrites enluminées, et la numérisation du trésor des Médicis.
Certaine de ces ressources ne sont disponible qu’en italien. Les autres rubriques du menu de gauche sont informations pratiques et les évènement à venir.
Des ressources sont donc disponibles mais beaucoup sont seulement en italien. Les archives graphiques sont de bonnes qualités, et les documents anciens peuvent être très intéressant pour des recherches approfondis.

Les Offices ont également une collaboration avec le google Art Project, ainsi qu’avec l’outil youtube sur lequel on peut visionner des vidéos sur des œuvres spécifiques, ou des expositions. Ces vidéos sont en italien mais des sous-titres anglais sont disponibles.

Il est dommage que le catalogue en ligne des œuvres du musée ne soit qu’en anglais et si peu intuitif, les reproductions ne sont pas très bonnes et défigurées par le copyright au centre de la reproduction.

Le site du musée est très peu intuitif et une grande partie n’est également disponible qu’en italien.

 

LB

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Bronzino sur Google Art Project

Google Art Project est un service mis en ligne par Google en février 2011. La mise en route d’un tel projet a fait couler beaucoup d’encre puisque cela remet en question tout le secteur de la muséologie. En effet, on peut maintenant visualiser virtuellement des œuvres des collections permanentes des musées. Cette numérisation en 3D permet de visualiser en très haute définition des œuvres choisies de plus de 200 musées à travers le monde, et la liste s’allonge tous les mois !

Par exemple, La tour de Babel de Pieter Bruegel l’Ancien, conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne, est un exemple frappant de cette visualisation en haute définition (on compte en milliards de pixels). On peut y voir les plus infimes détails du tableau, chez nous, derrière notre écran d’ordinateur et assis confortablement, sans avoir à se hausser sur la pointe des pieds pour dépasser la tête des autres visiteurs. Par contre, Google a supprimé tout clic droit de la souris. On ne peut donc pas enregistrer ou copier les images, mais est-ce un réel problème aujourd’hui alors que chaque ordinateur possède un logiciel de capture d’écran ? Je ne le pense pas et Google en a conscience, d’ailleurs cette limite est soumise sûrement au paiement des droits d’auteur. C’est néanmoins un problème pour visualiser plusieurs œuvres à la fois, d’autant plus que lorsqu’on clique sur un onglet ou autres, l’image ne s’ouvre pas dans une nouvelle fenêtre.

La page d’accueil du site présente une œuvre aléatoire en fond. Un rectangle modulable permet de zoomer sur cette œuvre et le lieu de conservation est indiqué. Les ajouts récents de musées défilent dans un bandeau en dessous. Encore en dessous, Google présente une sélection de trois galeries de musées. En haut, au-dessus de l’œuvre présentée, on retrouve l’indispensable moteur de recherche bien sûr, mais aussi plusieurs onglets. On peut ainsi aller directement voir les différentes collections de tous les musées partenaires, faire une recherche par nom d’artistes ou alors par œuvres découvertes au hasard. Dans chaque onglet, on peut affiner notre recherche par ordre alphabétique. L’onglet d’à côté permet de visionner les galeries des utilisateurs du site. En effet, Google Art Project nous permet de créer notre propre galerie d’utilisateur en enregistrant nos œuvres préférées. Il faut pour cela avoir un compte Gmail. Ainsi, Google Art Project comptabilise plus de 15 000 galeries d’utilisateurs qu’on peut visiter.

Quand on a choisi un musée ou une œuvre, on peut voir l’œuvre dans son environnement muséal grâce à la technologie de Street View. Avec un plan des salles du musée sur le côté gauche, on peut naviguer dans les différentes salles en contemplant les œuvres sélectionnées par les musées. En effet, les œuvres étant la propriété des musées, ces derniers ont le droit de demander à ce que Google floute certaines œuvres.

Pour présenter un exemple de visualisation d’œuvres, je vais prendre celle de la galerie d’Agnolo Bronzino. Cette galerie compte 22 œuvres d’art qui sont réparties dans plusieurs musées du monde entier. Cette galerie nous intéresse tout particulièrement puisque Bronzino est un artiste florentin et sa galerie comporte plusieurs portraits. Les œuvres se présentent en ligne et la recherche se fait avec une barre de défilement horizontale en dessous. On peut, si on veut, changer la mise en page. On peut également filtrer les œuvres de la galerie en faisant une recherche par ordre alphabétique ou par support. Sur le côté gauche, d’autres onglets sont mis à disposition de l’utilisateur. On peut recommander le contenu de cette galerie sur Google +, un service de réseau social qui vise à concurrencer Facebook. Un autre petit onglet permet de découvrir les autres collections et artistes de Google Art Project, mais là encore l’absence d’ouverture d’une nouvelle fenêtre lorsque l’on clique sur un lien est assez gênant. Il y a l’onglet de notre propre galerie avec nos œuvres préférées. Un autre onglet permet de partager le contenu de cette galerie sur Google +, Facebook, Twitter et par E-mail. On peut lancer les œuvres de la galerie en diaporama ou encore faire des comparaisons entre deux œuvres qu’on sélectionne.

Quand on a cliqué sur une œuvre, par exemple ici le portrait de Cosme Ier de Médicis en Orphée peint en 1537 et conservé au Philadelphia Museum of Art, elle se présente simplement sur un fond gris sans le cadre. On peut alors zoomer sur l’œuvre grâce à un petit indicateur sur le côté à partir duquel on peut aussi choisir de faire défiler soit les collections du musée où se trouve notre œuvre, soit les autres œuvres du même artiste, soit les œuvres faites à la même date, dans un bandeau déroulant se trouvant en dessous. Une page  »Détails », consultable à côté du titre de l’œuvre, a été faite par le musée. Elle comporte une description de l’œuvre, la technique, les dimensions, le lien vers le musée, parfois des vidéos, et une carte renvoyant sur Google Maps et montrant le pays de naissance de l’artiste et celui de la création de l’œuvre. Le résumé n’est d’ailleurs pas très étoffé. Il décrit juste le sujet du tableau et présente les différentes significations possibles de l’interprétation du tableau, mais sans aller plus avant. On peut ainsi regretter ce manque d’informations. Je pense qu’il peut jouer au détriment de Google Art Project, car ce dernier est ainsi perçu uniquement comme une focale de « zoom » et non comme un outil de connaissance. Cependant, Google Art Project a essayé de remédier à ce défaut de connaissances en créant sa propre chaîne YouTube, où on peut trouver des vidéos d’interview de spécialistes qui parlent d’une œuvre, des visualisations de salles de musées, des making-of,…

De plus, l’intégral de Google Art Project n’est pas traduit en français alors même que j’ai sélectionné la langue française pour tout le site. Seuls les titres des onglets ou catégories sont traduits mais non le contenu.

Dans la FAQ (Foire aux questions), Google Art Project répond à la question sur l’avenir de Google Art Project en précisant qu’en attendant des projets avec d’autres musées, il envisage de « développer une section expérimentale qui montrerait comment les artistes utilisent les nouvelles technologies pour présenter leurs œuvres ». Cette initiative rentre dans la lignée de l’Institut culturel de Google dont l’ambition est de « marier la science et la culture, comme cela se faisait lors de la Renaissance avec des Brunelleschi, architecte et sculpteur, ou des Vinci, inventeur et peintre », citation de Carlo d’Asaro Biondo, président de l’Institut culturel de Google en Europe de l’Est, du Sud, du Moyen-Orient et de l’Afrique. Le site de l’Institut culturel de Google présente aussi des dossiers d’archives de l’histoire du XXe siècle comprenant des photographies, des manuscrits originaux, des vidéos,…

Avec Google Art Project, on a donc les plus grandes collections du monde entier sur nos écrans d’ordinateurs avec des œuvres d’art provenant d’environ 230 musées. Avec la technologie de Google Street View, il est maintenant possible de visualiser les plus infimes détails des œuvres d’art. On pourrait penser que cette visualisation virtuelle enlèverait de sa matérialité à l’œuvre, mais je pense au contraire qu’elle permet de voir d’un nouvel œil cette matérialité. On peut maintenant voir la touche des artistes sans se pencher sur l’œuvre, faire sonner les alarmes et se voir réprimander par les gardiens ce qui, j’en conviens, est tout à fait normal. La technologie de Google Street View nous permet également de visiter virtuellement les salles de 51 musées. Cette pratique n’est pas particulière à Google Art Project, d’autres musées le font pour leurs propres expositions temporaires à l’exemple du musée Thyssen-Bornemisza de Madrid (voir l’article sur « Ghirlandaio et la Renaissance à Florence »). De plus, cette visualisation virtuelle peut servir à préparer notre visite dans un musée et à se faire une idée du genre d’œuvres présentées dans les musées. On peut aussi voir Google Art Project comme un complément de l’exposition des œuvres au service des musées.

 F.B.

Web Gallery of Art

Web Gallery of Art se qualifie de «virtual museum» (musée virtuel) des œuvres d’art européennes entre le XIème et le XIXème siècle. Cette ressource date de 1996. C’est une base de données qui mets à disposition gratuitement les images des œuvres dans le cadre de l’éducation artistique.
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On peut accéder à la ressource proposée de plusieurs façons. Le site donne la possibilité d’une recherche par artistes donc par ordre alphabétique ou d’une recherche plus précise dans l’onglet «Search».
Dans la rubrique «Tours» le site nous propose différents parcours par région et ère chronologique, chaque étape du parcours nous amène à un article explicatif du sujet traité. Ce sont des articles de vulgarisations, non signés.
Pour certain article, on peut également avoir une liste de nom d’artistes en relation avec le sujet traité, classés par ordre chronologique et qui amène chacun vers une liste d’article concernant cet artiste.
Par exemple : nous entrons dans le parcours numéro 1 : «Overview of Italian Painters from 1200 to 1750». On nous propose une carte de l’Italie, et dans le menu à droite chaque ville d’Italie qui abrite une école est proposée, nous choisissons Florence pour coller à notre sujet, un article sur l’école de Florence nous est proposé, et dans cet article des liens vers d’autres références sont donnés, à gauche apparait une liste des artistes florentins par ordre chronologique, cliquons sur Botticelli, apparait alors une liste de sujet sur l’œuvre de Botticelli, nous entrons dans la rubrique «Portraits», un article apparait sur le sujet, suivi d’une liste des œuvres avec images qu’on peut agrandir et un commentaire est disponible ainsi que le cartel de l’œuvre. Certains articles sont disponibles en italien.
On notera également qu’à chaque page est disponible l’index alphabétique des artistes et une barre de recherche rapide.
On a aussi accès à un outil de consultation d’article différent sur la même page : «Dual-window view» qui peut s’avérer utile pour comparer différentes œuvres ou biographies.
Un glossaire est également disponible avec des définitions de termes techniques, de sujets mythologiques ou religieux.
Dans l’onglet «Sources», les ouvrages utilisés sont listés par genre et période.
Les créateurs du site : Dr. Emil Krén et Dr. Dániel Marx des chercheur hongrois en sciences de l’information, leurs e-mail est disponible.

L’aspect visuel du site est assez rudimentaire mais il n’y a pas de publicité et l’information est de qualité. La démarche du «tours» est intéressante et originale et permet ainsi de s’y retrouver dans les différentes aires géographiques et chronologiques qui composent l’histoire de l’art.

LB

Léonard de Vinci sur Wikipédia

L’encyclopédie libre en ligne Wikipédia a été créée en 2001. Actuellement, Wikipédia comporte plus d’un million d’articles. D’autres sites fonctionnant sur le même modèle que Wikipédia ont été créés, par la même société, comme Wikimedia Commons (pour les images), Wiktionnaire, Wikisource, Wikinews,… Encore aujourd’hui Wikipédia est très contesté pour sa fiabilité puisque tout le monde peut écrire des articles et les publier sur le sujet de son choix, ce qui est le principe d’un wiki, site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs. Néanmoins, Wikipédia a mis en place un système pour noter les articles et ainsi prévenir les utilisateurs d’un article de qualité.

C’est la raison pour laquelle j’écris un article sur la page Wikipédia consacrée à Léonard de Vinci. J’ai choisi cet artiste car c’est un peintre important de la Renaissance et également parce que Wikipédia est une encyclopédie où il n’y a pas d’articles spécifiques sur le portrait florentin. Cet article est marqué par une étoile dans le coin supérieur droit comme un article de qualité, car il est très complet. L’inconvénient de tous les articles de Wikipédia réside dans la difficulté de connaître l’auteur de l’article consulté, par contre on peut connaître tous les utilisateurs qui ont modifié l’article.

Léonard de Vinci, Autoportrait, 1512-1515, sanguine, 33 x 21.6 cm, Turin, Bibliothèque royale

Tous les articles de Wikipédia commencent par une introduction donnant les dates de la personne étudiée ou la définition de l’objet d’étude. Sur le côté droit, une photographie illustre, la plupart du temps, le sujet de l’article et en-dessous, pour les personnages, figure un récapitulatif rapide qui donne les noms, dates de naissance et de mort, précise les personnes proches, expose ce pourquoi ils sont célèbres… Les articles sont ponctués de mots en bleu qui sont des hyperliens renvoyant à d’autres articles. À la fin de chaque article se trouvent les notes et références, une bibliographie, une liste d’articles connexes et les liens externes liés à l’article.

L’article sur Léonard de Vinci a été qualifié  »article de qualité » parce qu’il était « bien écrit, complet, argumenté et neutre » selon les critères de Wikipédia, qu’il respectait les conventions de styles, c’est-à-dire le découpage en différentes sections, qu’il comportait des illustrations pertinentes, etc… Cependant, tout à la fin de l’article, sous la section  »Références », il est précisé que cet article est partiellement issu de l’article Wikipédia sur Léonard de Vinci en anglais et intitulé « Leonardo da Vinci ». En effet, les premières sections sur sa biographie, ses peintures, ses inventions scientifiques sont reprises de l’anglais et traduites en français, mais également étoffées. Ensuite, d’autres sections ont été rajoutées, comme  »La pensée de Léonard de Vinci » et  »Voir aussi » qui comprend beaucoup de sous-parties, notamment la bibliographie sur ce peintre à travers les siècles, les films, les romans qui lui sont consacrés.

Effectivement, l’article est très intéressant et sa lecture est fluide. Une grande partie est réservée à la biographie où les sous-parties sont les plus longues. Ensuite, les différentes sous-parties des autres sections sont plus courtes. Parfois, sous le titre de la sous-partie, il y a un hyperlien vers un article connexe. Par exemple, dans la section  »Biographie », l’article connexe « Clos Lucé » est recommandé pour la sous-partie  »Dernières années en France ». La deuxième section porte sur les relations et influences de Léonard de Vinci, et décrit ses différents contemporains, ses assistants et élèves ainsi que sa vie privée. La troisième section décrit de façon chronologique les peintures de Léonard de Vinci et finit sur ses dessins et croquis. La quatrième section s’intitule  »Léonard comme observateur, scientifique et inventeur ». Cette section inventorie tous les domaines auxquels s’est intéressé Léonard de Vinci, comme la médecine, l’anatomie et l’ingénierie. La cinquième section porte sur  »la pensée de Léonard de Vinci » avec notamment des sous-parties sur sa méthode scientifique et sur sa pensée morale et éthique. La sixième section est consacrée à la postérité de Léonard de Vinci. C’est la seule section qui ne comporte pas de sous-parties. Ensuite, les différentes sections se présentent sous la forme de listes de ses œuvres notables signées, attribuées ou discutées, d’un récapitulatif des articles connexes, des manuscrits de Vinci, des livres et films sur lui, des notes et références de l’article. Par contre, la bibliographie n’est pas claire et pratique. Elle ne présente pas une liste des ressources mais elle renvoie à des sites référençant les ressources.

Cet article Wikipédia sur Léonard de Vinci est un article très complet sur la vie et l’œuvre de cet artiste. En effet, Wikipédia a sélectionné cet article comme étant de qualité répondant ainsi à plusieurs critères nécessaires à cette qualification. Nous ne savons pas qui est l’auteur de cet article mais on peut penser, par le nombre important de modifications qu’a subies l’article, que le contenu est finalement fiable. Wikipédia n’est évidemment pas une ressource qui permet d’approfondir un sujet mais est un site intéressant pour connaître un début de réponse aux questions que l’on se pose.

F.B.

Proartibus

Proatribus est une organisation qui met en place chaque année une rencontre entre les étudiants en histoire de l’art international et les organismes soutenant la recherche dans cette discipline, à cette occasion des colloques sont organisés autours d’un sujet, c’est l’école de printemps. Cette démarche a commencé en 2003.Le but est de favoriser la rencontre entre les acteurs de la recherche en histoire de l’art et d’encourager cette recherche.

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La présentation de ce site est très simple et sans publicité, la page d’accueil nous permet de choisir entre plusieurs langues : le français, l’italien, l’allemand et l’anglais, qui sont les principales langues de l’histoire de l’art.
En haut de la page un bandeau avec des vues de monuments de différents pays en noir et blanc, et quand on passe la souris dessus, le nom des villes où ils se trouvent apparaissent.

Une fois la langue choisie nous sommes redirigé vers le texte présentant l’organisation avec « son origine et ses partenaires fondateurs », les « buts du réseau », « membres et langues », « écoles internationales de printemps », « écoles internationales d’études post-grade en histoire de l’art », « statut du réseau », un petit menu apparait sur la droite donnant accès à plusieurs pages : « texte introductif », « Partenaires actuels », « école de printemps », « école d’été », « statut » et un retour vers la page d’accueil.
Dans les partenaires actuels on peu y distinguer quelques noms pour la France : l’université de Nanterre, l’école normale supérieure de Paris et L’INHA, ce qui prouve le sérieux de cette organisation.

Dans l’école de printemps on trouve la liste des sujets abordés depuis 2003, et quand on clique sur un de ces sujets le programme nous est proposé en format PDF, une présentation du sujet est aussi donnée ainsi que le nom des organisateurs et des personnes participant au débat. Cela peut permettre de contacter ces personnes sur ce sujet ou de trouver des publications. En 2010, il y a eu un colloque sur le sujet qui nous concerne : le portrait, avec notamment les axes suivant : portrait et anthropologie, le genre du portrait : canons et codes, les théories de la physionomie et de la pathognomonie, portrait et société, typologie, le portrait et le Paragone, le portrait dans le modernité : les nouveaux médias, et l’autoportrait.
À chaque page il est possible de revenir à la page d’accueil par le biais du menu ou bien tout en bas de la page où le lien vers la page d’accueil reste en permanence.

Pour conclure, ce site est intéressant pour savoir s’il y a eu des colloque en rapport avec notre sujet, et il y en a eu un en 2010, cela peut permettre des recherche plus approfondie en contactant les participant au colloque ou en cherchant des publications des ces personnes sur le sujet. C’est un site avec une présentation très simple et sans publicité, les organismes partenaires prouvent son sérieux.

LB

Le Metropolitan Museum of Art de New-York et le Portrait Renaissance

Une exposition  The Renaissance Portrait from Donatello to Bellini  s’est tenue au Metropolitan Museum of Art de New-York,  du 21 décembre 2011 au 18 mars 2012.  Cette exposition est donc terminée, mais sur la page du Met qui lui était consacrée et qui est encore accessible, on peut encore visualiser, outre l’affiche reproduite ci-dessous,  les 147 œuvres qui y étaient présentées. http://www.metmuseum.org/exhibitions/listings/2011/the-renaissance-portrait-from-donatello-to-bellini

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Une présentation d’une page explique l’objectif de cette exposition, et le catalogue est achetable en ligne, mais pas consultable. Notons que dans les liens apparus pour cette même interrogation, http://calitreview.com/22943 nous emmène sur le site de California Literary Review où, dans un long article Ed Voves, de formation universitaire en histoire et critique littéraire et artistique, plutôt qu’une critique, semble faire un résumé de ce même catalogue.

Le site du Met est un .org, traduisant la volonté (du moins dans l’affichage) d’être une organisation à but non lucratif, ce qui correspond bien à la mission des grands musées nationaux. Il est clair et compréhensible au premier coup d’œil. Un bandeau noir très sobre en tête de page présente en blanc les en tête de neufs menus déroulants correspondant aux rubriques classiques des sites des grands musées : les informations génériques sur le musée, les visites, les événements, la boutique, les expositions, les collections, pour apprendre plus, et un menu concernant  la recherche.
Immédiatement sous le bandeau, en  noir sur blanc, on trouve le chemin qui situe où nous sommes dans le site, ce qui est appréciable, le visiteur n’est jamais perdu et il peut s’il le souhaite revenir en un clic à l’origine de sa consultation.

Tout en haut de la page à droite et dans le bandeau noir, une petite fenêtre de recherche directe permet de gagner du temps quand on sait ce qu’on cherche. Elle est assez bien faite : pour un artiste par exemple on obtient l’ensemble des références à cet artiste au Met, que l’on peut examiner à travers trois rubriques principales : « les œuvres », « les événements », et « général ».
La rubrique « œuvres » donne accès aux œuvres et à leur cartel complet, à la brève notice de l’œuvre, à la notice catalogue beaucoup plus élaborée qui constitue une véritable analyse de l’œuvre, aux signatures, marques et autres figurant sur le tableau, à l’historique de l’œuvre, aux expositions où elle a figuré,  à une liste de références très fournie qui sont pour certaines analysées, dans le sens où on a extrait les informations pertinentes sur l’œuvre. La même page renvoie également à d’autres endroits au Met où on est susceptible de trouver des informations, comme par exemple la page Heilbrunn Timeline of Art History. Bref, certainement l’ensemble d’informations le plus complet qu’on puisse trouver au sujet d’une œuvre conservée au Met.
La rubrique « événements » n’est a priori pas très intéressante pour nous : par exemple si l’œuvre est incluse dans une visite guidée à thème, par exemple « maîtres anciens », alors il y a autant d’événements générés dans cette rubrique que de jours où la visite a lieu ! Générer un seul événement avec un calendrier attaché serait certainement plus judicieux et ferait gagner du temps au visiteur de la page. On aurait pu penser que c’était là qu’on trouvait les expositions où l’œuvre a figuré, mais apparemment non, du moins pour celles que nous avons consultées.
La rubrique « généralités » contient des résumés et analyses de livres, catalogues d’expositions concernant l’œuvre, des pages de blogs de visiteurs, d’invités occasionnels, etc. Les informations sont donc de niveaux de qualité très divers, à trier avec un œil critique.

Dans le bandeau du site du Met le menu déroulant « Learn » nous offre une rubrique « For College students » qui a toutes les chances d’être celle de meilleur niveau pour étudiants en histoire de l’art. Mais en fait cette page n’est pas aussi intéressante qu’elle paraît de prime abord,  dans la mesure où parmi tous les programmes alléchants annoncés (cours, films, etc.) aucun ne semble accessible en ligne, même ceux relatifs à des événements passés. Néanmoins sur la page d’accueil du « Learn » pour « College Students » à droite, un accès est donné à Heilbrunn Timeline of Art.

Sur Heilbrunn Timelife of Art on peut trouver pour une période et une aire géographique données, des frises chronologiques, des cartes, ou bien encore passer en revue des œuvres d’art, chercher des œuvres par sujet, artiste, aussi bien qu’accéder également à des essais thématiques.
Pour les essais thématiques, une page semble intéressante pour le Portait à la Renaissance ; voici la référence explicite à utiliser pour parler de cette page (figurant sur la page elle-même) :
Sorabella, Jean. « Portraiture in Renaissance and Baroque Europe ». In Heilbrunn Timeline of Art History. New York: The Metropolitan Museum of Art, 2000–. http://www.metmuseum.org/toah/hd/port/hd_port.htm  (August 2007).

On se rend vite compte cependant que les références sont faites quasiment uniquement à des œuvres conservées au Met, et en tout cas, si des œuvres extérieures sont citées pour les besoins de la démonstration aucun lien vers l’œuvre ne figure. Pour les œuvres conservées au Met cependant les cartels sont complets, il est souvent fait mention des expositions où elles ont figuré, ce qui est intéressant, on peut aussi trouver des vidéos, etc. Et bien sûr on peut revenir à la recherche de l’œuvre et accéder à toutes les informations citées ci-dessus.

Notons que même sur Heilbrunn Timelife of Art qui est en fait un site-fils de celui du Met, on retrouve une charte graphique similaire et le bandeau noir du Met, certes en version simplifiée, mais cela donne une grande cohérence et une grande clarté  à l’ensemble des deux sites.

Dans les autres catégories de destinataires du menu « Learn », la page destinée aux enseignants, offre des publications en pdf à télécharger concernant des thèmes : l’une d’elle est particulièrement pertinente pour ce blog, puisque qu’elle concerne la Renaissance « The art of Renaissance in Europe » : l’ouvrir en ligne n’a pas été possible (beaucoup trop gros, blocage du PC), mais elle peut être  récupérée en utilisant un clic droit et « enregistrer la cible sous ». Un chapitre de cette publication est consacré au portrait, et contient essentiellement des indications pour les professeurs sur la façon d’introduire le portrait de la Renaissance auprès de divers publics d’élèves ainsi que des idées d’activités autour de ce thème.

Enfin, il faut aller explorer complètement le menu « Research » du bandeau noir. On y trouve des pointeurs sur une multitude de ressources, catalogues de bibliothèques, etc. dont certaines en ligne, et notamment une recherche dans toutes les publications du Met, avec aussi certains catalogues en ligne avec le texte complet. Hélas notre catalogue The Renaissance Portrait from Donatello to Bellini n’est accessible qu’en « preview »,  mais sur ses 420 pages, les 90 premières sont néanmoins visibles, ce qui est appréciable car on a ainsi accès à toutes les présentations et introductions d’historiens de l’art.
Cette rubrique « Research » mériterait certainement d’être fouillée beaucoup plus.

A.C.

Ghirlandaio et la Renaissance à Florence

Ghirlandaio et la Renaissance à Florence est une exposition qui s’est tenue au musée Thyssen-Bornemisza de Madrid du 23 juin au 10 octobre 2010. L’exposition est partie du portrait de Giovanna Tornabuoni de Ghirlandaio (ci-dessous) qui sert de trame pour l’analyse du portrait à Florence et des œuvres de commande pour les mariages.

Domenico Ghirlandaio, Portrait de Giovanna Tornabuoni, 1489-90, huile sur toile, 77 x 49 cm, Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza

Dans cette exposition, ce sont donc essentiellement les salles 2 et 3 qui nous intéressent plus particulièrement puisqu’elles portent exclusivement sur les portraits privés à Florence. D’ailleurs, le portrait de Giovanna Tornabuoni, peint par Ghirlandaio en 1489, a servi de couverture à cette exposition et a fait l’objet d’une salle entièrement dédiée à son étude technique. Un microsite interactif a été spécialement conçu pour cette étude scientifique.

Dans l’onglet « expositions » sur la page d’accueil du musée, on peut avoir accès aux microsites des expositions passées et en cours. Pour chaque exposition, le musée met en ligne les visites virtuelles des expositions qui sont présentées. Ainsi, je vous conseille de visionner la visite virtuelle de l’exposition « Ghirlandaio et la Renaissance à Florence ». Par contre, en parcourant l’exposition, je me suis rendu compte que l’exposition ne comporte absolument aucune explication sur les murs des salles. En visionnant d’autres visites virtuelles d’expositions, j’ai constaté le même phénomène. Je ne sais donc pas si les explications murales sont une tradition purement française ou si leur absence ne se constate qu’au musée Thyssen. Néanmoins, dans cette visite virtuelle, la caméra tourne sur elle-même donnant ainsi une vision d’ensemble de la salle sélectionnée. La visite s’ouvre sur la salle d’entrée de l’exposition et on peut accéder aux autres salles en cliquant sur un petit plan.

Le microsite de l’exposition possède un onglet « chapitres » qui est une présentation de chaque salle avec quelques œuvres choisies. L’explication du choix du nom de chaque salle est donc sur le site de l’exposition et non dans l’exposition elle-même. Seule la salle 8, c’est-à-dire celle consacrée à l’analyse technique du portrait de Giovanna Tornabuoni, comporte des explications murales ce qui est justifié, car des explications sont nécessaires devant des radios d’œuvres pour comprendre la démarche scientifique.

Dans la page de présentation de la salle 8, un lien vers un microsite interactif nous amène vers une page consacrée à l’œuvre choisie pour la couverture de l’exposition, le portrait de Giovanna Tornabuoni de Ghirlandaio. Ce site nous explique toutes les analyses scientifiques que le musée a effectuées sur ce portrait. Il comporte 4 onglets : sur le support, sur la technique picturale, sur l’analyse des matériaux et sur les radios.

Le site propose également des vidéos pédagogiques. Une de ces vidéos montre Gert Jan van der Sman, un historien de l’art, et l’autre est ponctuée dinterviews du public. Enfin, le catalogue de l’exposition est achetable en ligne sur la boutique du musée mais non consultable en ligne.

Le site de l’exposition « Ghirlandaio et la Renaissance à Florence » offre au visiteur la possibilité de voir ou de revoir l’exposition grâce à la visite virtuelle. Mais, à mon avis, ce site complète également l’exposition puisque les explications se trouvent sur le site et non sur les murs de l’exposition.

F.B.