La Tribune de l’Art, un site engagé.

En faisant des recherches sur Raphael, autre grand peintre florentins de la Renaissance, je suis tombée sur un article consacré au Portrait de Jules II peint par Raphael, article hébergé par le site « La tribune de l’Art ».

La Tribune de l’Art est un site né en 2003, consacré à l’actualité de l’Histoire de l’Art Occidental du moyen Age aux Années 30, il inclut donc la Renaissance.

Dans la page « Qu’est ce que La Tribune de l’Art », les auteurs nous expliquent le but de leur site. Tous ont conscience du patrimoine énorme de la France en terme d’Art, mais également du fait que ce patrimoine n’est pas toujours préservé aussi bien qu’il le devrait. Il y a une grande volonté, pour ces auteurs, de sortir des sentiers battus. Ils nous expliquent qu’aujourd’hui, partout on ne parle que des grandes expositions, connues non pas pour leur intérêt, mais par ceux qui la font. De même, de nombreux articles d’actualités traitent des expositions sans même aller les voirs. C’est aussi contre cela que ces auteurs se dressent. Ils disent ainsi vouloir mettre l’accent sur les expositions peu médiatisées, à Paris, en province ou à l’étranger, et qui sont souvent plus novatrices que les expositions des grands musées ou grandes galeries. De même, ils ne feront de critiques qu’à propose d’expositions qu’ils ont réellement vus. Enfin, leur but est également de nous faire connaître ce patrimoine caché et méconnu dont ils parlent. Dans la page « Contact » nous pouvons voir que les trois principaux auteurs sont Didier Rykner, Bénédicte Bonnet Saint-Georges et Julie Demarle, tous peuvent être contactés via le site.

L’interface du site profite également de son contenu, en effet grâce à une certaine sobriété, le contenu est bien mis en valeur, notamment par des couleurs vives, et beaucoup de rouge.

Sur la page d’accueil du site, nous voyons plusieurs informations sur l’actualité artistique en France et dans le monde. Ces actualités vont de l’exposition aux réouvertures de Musée en passant par le Marché de l’Art. On peut voir sur cette page d’accueil que le site accueille des articles sur différents sujets sur l’Art.

Mais revenons sur notre article. Il faut tout d’abord noter que cet article est daté et signé, ce qui permet de le légitimer d’une certaine manière et au moins d’avoir une trace de son histoire. L’article écrit par Bénédicte Bonnet Saint-Georges est intitulé « Un portrait de Jules II par Raphaël et son atelier au Städel Museum ».

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L’auteur nous explique dans cet article qu’un nouveau portrait de Jules II  a été retrouvé (c’est le troisième) et qu’il à été présenté « avec audace », selon ses mots, comme étant de la main de Raphaël et de son atelier. Il sera visible au Städel Museum de Francfort. L’auteur nous fait également un court récit de l’acquisition de l’œuvre. Enfin, vers la fin de l’article, elle présente un peu qui est Jules II et nous parle de l’œuvre, nous indiquant les différences entre les trois versions, relevées par des analyses scientifiques du tableau.

Cet article est très court. Agrémenté de trois reproductions des trois versions du Portrait de Jules II (et leur notice complète, ce qui est assez rare puisque nous avons ici l’artiste, le titre, la date, mais également les dimensions, le lieu de conservation, les crédits photo et la technique/support !), il nous présente un bref aperçu de la question. C’est en effet le but de ce site de La Tribune de l’Art, site constitué comme dit plus haut de « Brèves », courts articles à propos de l’actualité artistique. Ainsi Bénédicte Bonnet Saint-Georges ne nous fait pas une analyse du tableau ni un descriptif de l’exposition future, elle nous informe juste qu’un tableau à été retrouvé et qu’il fait l’objet de controverse.

Il faut également noter que le site à une version en anglais, pour plus de diffusion. L’absence de publicités est un bon plus pour ce site.

De même, sur le côté droit de l’article, on trouve des liens vers d’autres articles sur le même thème.

M.S.G.

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Le portrait à Florence sur Gallica

Gallica est une bibliothèque numérique mise en place par la Bibliothèque Nationale de France (BNF) vers 1997. En libre accès, elle regroupe des livres numérisés, des cartulaires, des revues, des photos et une collection d’enluminures.

Ainsi, dans l’encart de recherche, nous pouvons soit faire une recherche généralisée dans tous les domaines, soit par type de ressource : Livre, Manuscrit, Carte, Image, Presse et revue, Parole et Musique, Partition.

Sur la page d’accueil du site, outre les onglets de recherche, la BNF nous propose une sélection d’articles classés dans différentes catégories : Un personnage, une œuvre, un thème, un lieu, un évènement

Cet onglet « La sélection Gallica » fait partie d’un ensemble de 4 onglets comportant également « Actualité » indiquant aujourd’hui qu’il y a deux millions de documents sur Gallica, un onglet « Découvrir » avec un descriptif du nombre d’onglets par catégorie (livres, cartes, images etc…) sur une image de fond sur laquelle on peut cliquer si on veut plus d’information sur le thème de cette image. Enfin un onglet « Informations et services » propose des liens vers les partenaires, les applications Gallica, les ePub ou même la possibilité de leur écrire.

Revenons maintenant à notre sujet. En tapant « Portrait Florence » dans l’encart de recherche « Tout Gallica », nous obtenons la bagatelle de 9898 résultats.

En affinant la recherche en la limitant aux Livres, nous obtenons 7255 résultats. Nous allons nous intéresser au deuxième des résultats pour cet article.

La page des résultats de la recherche se présente de cette manière : au centre sont affichées les couvertures des livres avec le nom, l’auteur et un petit paragraphe sur le sujet du livre. Les mots communs à notre recherche et au livre sont surlignés en jaune dans ce paragraphe exposant le sujet du livre. Ainsi nous pouvons directement voir si le livre nous intéressera bien. En effet, si le terme de notre recherche « Florence » est finalement le prénom de l’auteur, le livre risque de moins nous intéresser, car nous recherchons des informations sur la ville de Florence.

Nous cliquons donc sur le titre du deuxième résultat, afin d’y accéder. Nous changeons alors de page pour arriver sur le livre numérisé. En haut se trouve le titre du livre, si nous cliquons dessus, nous avons accès à la notice complète : Titre, auteur, Editeur, date d’édition, sujet, type (ici une monographie imprimée), la langue, le format du livre, le format numérique (PDF), les droits etc…jusqu’à la date de mise en ligne.

En dessous de ce titre, nous avons tout un tas d’option permettant une meilleure lecture : une fonction zoom tout d’abord, mais aussi différents modes d’affichage : en défilement vertical, mosaïque mode texte, mode écoute etc… afin de faciliter au mieux notre lecture. Nous avons également accès à la table des matières et un encart permet d’aller directement à la page souhaitée. Enfin, nous pouvons télécharger ou/et imprimer le livre numérisé.

Mais le plus pratique est le module de recherche sur la gauche que nous pouvons faire apparaître dans la page. Grâce à ce module, nous savons dans quelles pages exactement les termes de notre recherche sont présents, afin de ne pas feuilleter tout le livre dans une recherche longue et inutile, mais nous permettant d’aller directement à l’essentiel : les pages parlant du portrait à la Renaissance à Florence.

La aussi, les termes de la recherche sont surlignés dans de court extraits, un par page.

Gallica permet d’accéder, de n’importe quel endroit, à des livres qui n’ont pas été réédités, nous permettant d’augmenter notre recherche et même d’imprimer ces livres nous-mêmes si nous le désirons, ou seulement quelques pages. Cette recherche est facilitée par de nombreux modules permettant de cibler notre recherche à l’intérieur même du livre, pour une meilleure et plus grande efficacité. C’est donc un outil très intéressant et surtout très utile. Attention en revanche à une chose : les informations peuvent être erronées, en effet si on prend l’exemple de l’Histoire de l’Art, nous faisons sans cesse de nouvelles découvertes qui remettent parfois en cause les études passées.

M.S.G

Base Joconde ou RMN ?

Si vous suivez notre blog depuis le début, vous avez du noter que Domenico Ghirlandaio est un artiste de Florence, à la Renaissance, qui à réalisé de nombreux tableaux et plus précisément des portraits.

En cherchant sur Google des informations sur l’œuvre  Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon , de Domenico Ghirlandaio, je suis tombée, parmi de nombreux autres résultats, sur le site de la RMN, la Réunion des Musées Nationaux. Ce site des agences photographiques de la RMN contient les photos de la plupart des œuvres exposées dans les Musées français.

Outre des catégories d’informations comme « Qui sommes nous ? », « les collections » ou autre, le site contient un onglet de recherche. La recherche peut se faire de deux types : recherche simple ou recherche avancée. La recherche simple permet de faire une recherche à partir de n’importe qu’elle information (date, pays, artiste, nom d’œuvre…). La recherche avancée en revanche permet d’affiner sa recherche dès le début afin de ne pas perdre de temps et d’éliminer le plus possible de mauvais résultats. Ainsi nous pouvons renseigner plus précisément dans chaque encart : le nom de l’artiste, la période, la technique ou matière, le musée, les fonds, et le numéro d’inventaire ou la cote cliché si nous la connaissons.

            Revenons à notre recherche sur l’œuvre Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon, de Domenico Ghirlandaio. Dans cette page, qui a une composition standard, commune à tous les articles, nous avons d’abord la photo de l’œuvre. En dessous de cette photo, une notice nous donne diverses informations sur l’œuvre : la cote cliché, le numéro d’inventaire, les fonds, le titre, l’auteur, les crédits photo, la période, la technique/ Matière, les dimensions et enfin la localisation.

Tout en bas de la page, des mots clés nous permettent, en cliquant dessus, de trouver d’autres images sur le même thème.

Il est possible pour les professionnels de créer un compte afin de commander certaines images, en revanche il n’y a rien d’intéressant pour les étudiants ou les amateurs, à part les photos que l’on peut récupérer.

A noter également une rubrique « Porte-folios », avec des dossiers réunissant de nombreuses photos d’œuvres autour d’un même thème.

Ce site est utile si on a besoin de récupérer des images d’œuvres, pour un exposé ou autre, et il est complet au niveau de la notice. En revanche, il n’apporte aucune autre information, pas de « mini-biographie » par exemple, ou d’Historique, comme c’est le cas dans la Base Joconde, une autre base d’image des collections françaises, réalisé par le gouvernement.

Faisons la même recherche sur la base Joconde, afin de les comparer.

L’image est en vignette, et non en grand format comme sur le site de la RMN, et la qualité est nettement moyenne. En effet, si l’on clique dessus afin de l’agrandir, on remarque une différence de qualité.

Au niveau de la notice, on peut constater qu’il y a plus d’informations. Une base est commune, mais sur la Base Joconde, on apprend aussi quelle est la technique utilisée, le matériel, un descriptif du sujet représenté. On apprend également ou l’œuvre est conservée, son statut juridique (est ce vraiment utile ???!), sa date d’acquisition et les autres personnes qui l’ont possédé, ainsi que des crédits photographique.

Un élément nouveau me semble en revanche assez pertinent et important : la présence d’une courte bibliographie (seulement les noms d’auteurs, et les pages parlant de cette œuvre, mais néanmoins sans le titre des ouvrages…). En tant qu’étudiante en Histoire de l’Art, je suis sensible à tout ce qui peut être indiqué pour aider les étudiants ou amateurs dans leur recherche, et cette initiative me semble intéressante. En effet, si le site apporte peu d’information, et c’est normal car ce n’est pas son but premier, il apporte quand même des piste de recherches afin de compléter les informations manquantes.

L’idéal serait un mixte entre le site de la RMN (à l’interface plus moderne et agréable je trouve, ainsi que la qualité supérieur des images), à la quantité d’information de la base Joconde.

M.S.G

Analyse du blog d’Elsa Tevel

   Le blog d’Elsa TEVEL, est dans notre cas l’exemple type de l’effet serendipity. En effet c’est une ballade impromptue sur le Net, à partir d’un lien contenu dans un message publicitaire qu’une  galerie m’avait envoyé, qui m’a amenée sur ce blog, où j’ai découvert une petite chronique en rapport avec notre thème du portrait Renaissance à Florence.

   Notons au passage que ce blog est abrité par la plateforme d’hébergement de blogs  OverBlog, autre hébergeur assez populaire, offrant une interface simple et ne nécessitant pas de connaissances techniques préalables,  de création et de gestion des blogs pour les internautes. L’hébergement de base est gratuit, mais il existe aussi un service payant plus avancé, comme sur la plupart de ces plateformes, qui sert à la financer, en plus des revenus de la publicité. Un service original permet au blogueur, s’il le souhaite, de partager les revenus de la publicité avec la plateforme.

   Elsa Tevel  est sculpteur, et elle a créé ce blog en 2010 pour montrer ses œuvres, mais elle le fait sans ostentation et avec humour, par albums thématiques.  A côté de la présentation de ses propres créations, Elsa écrit de petites chroniques, le plus souvent  en rapport avec l’actualité des expositions et rétrospectives de grands artistes, avec une préférence pour la sculpture, mais pas uniquement, en majorité sur la période contemporaine mais avec des exceptions. Ses chroniques peuvent également évoquer un thème sur lequel elle travaille elle-même, comme par exemple les deux ensembles  Le jeu d’échec dans la littérature et Le jeu d’échec dans l’art, qui sont vraisemblablement le fruit de ses recherches précédant sa série Les pièces d’Echecs.

   Parmi la quarantaine de sujets proposés, Quattrocento attire mon regard : en cliquant, je m’aperçois qu’il s’agit d’un sujet encore plus précis, puisque le titre des  seize billets de ce thème est en fait Portraits : le Quattrocento, voilà qui est intéressant pour notre sujet du portrait Renaissance florentin!

capture 2 écran Elsa tevel

Blog d’Elsa Tevel, article sur le Quattrocento

   En partant de La Dame à l’Hermine de Léonard de Vinci, portrait de Cecilia Gallerani, qu’elle suit dans diverses expositions, Elsa Tevel en profite pour nous donner un aperçu du portrait au Quattrocento, au gré de ses coups de cœur. Chaque billet se concentre sur un thème, monographique comme par exemple celui sur les portraits de Botticelli, ou thématique comme le double portrait, le portrait de profil ou bien encore le portrait sculpté. Chaque billet est court, ciblé, avec un texte n’excédant pas quinze lignes, le plus souvent seulement quatre ou cinq, ou une citation, et quelques images. C’est surtout la juxtaposition de ces images d’œuvres dispersées de par le monde qui est intéressante, une illustration du musée imaginaire cher à Malraux, dans une subjectivité totalement assumée et affichée dès la page d’accueil du blog.

   Les images sont légendées, les liens sur les sites de musées ou d’expositions sont présents, les textes bien que succincts sont justes : une promenade agréable, qui a le mérite de m’avoir fait découvrir quelques œuvres que je ne connaissais pas, et que je recommande donc !

   A.C.

La Joconde au Musée du Louvre.

Lorsqu’on étudie la période de la Renaissance, le site du Louvre semble être un incontournable.

Ce site comporte un onglet appelé « recherche ». J’ai donc tapé « portraits à Florence » dans cet encart, s’en est suivit une lise de résultats, divisés en 6 catégories : « Informations pratiques », « Visites & Activités », « Expositions & Actualités », « Œuvres & Palais », « Arts & éducation » et enfin « Autres ».

Ainsi les 784 résultats obtenus avec cette recherche sont divisés en sous catégories permettant de faire un tri et d’aller plus vite dans notre recherche. A coté de chaque catégorie, il nous est indiqué le nombre de résultats trouvés.

La catégorie qui contient le plus de résultats est celle appelée « Œuvres et Palais ». Nous avons déjà un aperçu des résultats sous la liste des catégories. Sur 439 résultats, nous pouvons en voir une dizaine. On y voit en vignette l’œuvre en question, puis le début d’une explication, analyse d’œuvre. Pour l’avoir en entier, il faut cliquer dessus.

Le premier résultat est, bien sur, La Joconde de Leonard de Vinci, appelé ici Portrait de Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo.

En cliquant sur ce début d’article, nous arrivons directement sur la page même consacrée à l’œuvre.

Cette page est une page standard, que nous retrouvons pour chaque œuvre.

En haut de la page, nous retrouvons le titre de l’œuvre, ainsi que le département dans lequel, au Louvre, nous pouvons la retrouver.

Ensuite, nous avons une image de l’œuvre, et dans ce cas ci, quelques images de détails de l’œuvre, sous la forme d’une sorte de diaporama. Nous pouvons cliquer sur l’œuvre afin de la voir en plus grand, en revanche la fonction « clic droit- copier-coller » est désactivé sur les images du site du Louvre et nous ne pouvons pas les récupérer par ce simple moyen. Dans le cas de la Joconde, ce n’est pas moins de 8 images qui nous permettent de voir la Joconde « virtuellement », avec le portrait en entier, ainsi que son cadre, et des détails des mains, des yeux, de son fameux sourire, du paysage au fond du tableau à droite, à gauche, et son visage.

La suite de la page est divisée en 4 parties.

A gauche, dans une colonne, on nous rappelle le nom du département ou La Joconde se trouve, et, autre information importante : le nom de l’auteur de l’article. Au centre, la partie principale de la page, avec l’analyse de l’œuvre et toutes sortes d’informations dessus. Enfin sur la droite, une colonne divisée en deux parties avec dans la première : Le cartel complet de l’œuvre indiquant nom de l’œuvre, de l’artiste, date de réalisation, matériaux, lieu de réalisation, et même son acquisition. On nous rappelle aussi dans quel endroit du Louvre se trouve ce tableau, cette fois encore plus précisément en indiquant l’aile, l’étage, la salle.

Enfin sous ce cartel, une dernière partie « informations pratiques », avec des informations sur le Louvre en général : horaires, accès, coordonnés, fermeture, et même un lien pour acheter un billet d’entrée en ligne. Nous avons même la possibilité de changer la langue du site.

Comme dit précédemment, au centre de la page, nous trouvons une rapide analyse de l’œuvre, ici faite par Cécile Scailliérez.

Cécile Scailliérez nous parle tout d’abord du sujet de l’œuvre. Cette notion est très importante à propos de La Joconde, car une partie de sa renommée vient de tout ce qu’on ignore à son sujet, dont sa provenance, son sujet et son objet. Cécile Scailliérez nous explique donc que, si l’on sait que La Joconde était la femme d’un marchand, le but et la destinée de l’œuvre sont toujours inconnu, et que seule des hypothèses existent à ce jour. Dans un autre paragraphe, l’auteur nous explique la ou réside une autre particularité de cette œuvre : la composition. Enfin, un court paragraphe sur le sourire de La Joconde, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre !

Mais ce qui, à mon sens, est la plus intéressant, c’est ce qui vient après : la bibliographie utilisée par l’auteur. En cela je trouve que le site est très bien fait. Tout d’abord, des informations et un début d’analyse de l’œuvre sont donnés, nous en connaissons l’auteur, ce qui n’est pas toujours le cas, et enfin, nous avons même accès à sa bibliographie. Cette bibliographie peut être vue comme une sorte de garantie de la véracité de l’article, dans le sens ou nous savons par là que l’auteur n’a pas tout inventé et s’est appuyé sur d’autres études, ici de personnalités reconnus pour la période de la Renaissance italienne : Daniel Arasse et André Chastel par exemple. De plus, cette bibliographie permet d’orienter dans ses recherches les étudiants, leur donnant une certaine liste d’ouvrages qu’ils peuvent consulter afin d’approfondir leur connaissance de l’œuvre par exemple.

Ainsi le site du Louvre à, à mon avis, un réel intérêt pour les étudiants en art ainsi que pour tout amateur. Une première approche sous la forme d’une courte analyse permet de se faire une idée de l’œuvre, de son histoire et de sa signification, des images permettent de se l’approprier. Mais pour un étudiant qui veut aller plus loin, quelques pistes sont données afin d’orienter sa recherche bibliographique. De plus ce site a une organisation rigoureuse, à l’image de celle du Louvre. A tout moment, nous savons ou nous nous trouvons (virtuellement) dans le Louvre, si nous voulons voir les autres œuvres de la salle ou se trouve la Joconde, c’est possible, car dans le site, les œuvres sont classées et réunies comme dans le musée.

M.S.G

La Laura de Bronzino

Analyse d’un article de JSTOR

Le texte suivant analyse l’article issu de JSTOR

Bronzino’s Laura

Author(s): Carol Plazzotta

Reviewed work(s):

Source: The Burlington Magazine, Vol. 140, No. 1141 (Apr., 1998), pp. 251-263

Published by: The Burlington Magazine Publications Ltd.

Stable URL: http://www.jstor.org/stable/887860

Accessed: 13/02/2013 17:35Your

Thème principal abordé : Cet article analyse le portrait de Laura, supposée être Laura Battiferri, femme de la haute société florentine, poétesse et mécène, peint vers 1555 par Agnolo Bronzino, en lien étroit avec la Laura de Pétrarque, les cercles littéraires contemporains, et le paragone entre arts visuels et poésie.

Ce portrait du Palazzo Vecchio à Florence, d’une dame tenant un volume des sonnets de Pétrarque dans ses mains, est un des plus surprenants d’Agnolo Bronzino. Il se démarque en effet de ses autres portraits de femmes non seulement  par l’utilisation du profil et le choix d’une palette assourdie, mais encore par l’absence d’éléments qui mettraient en valeur la richesse ou la beauté. Voilée, l’abondante chevelure emprisonnée dans un bonnet et habillée très sobrement, la dame se détache sur un fond totalement neutre. Le principal ornement semble en fait être le gros volume de poésie qu’elle tient entre ses mains, manifestement mis en évidence, ses pages ondulant sous la pression des doigts et sur lesquels on peut reconnaître clairement deux sonnets.

Laura Battiferri Bronzino

Agnolo Bronzino, Laura Battiferri degli Ammanati, c. 1558, huile sur panneau, 83 x 60 cm, Florence, Museo di Palazzo Vecchio
URL http://www.artres.com/c/htm/Home.aspx
images et données fournies par SCALA, Florence/ART RESOURCE, N.Y.
(c) 2006, SCALA, Florence / ART RESOURCE, N.Y.
http://www.scalarchives.com

L’article retrace tout d’abord l’histoire de cette œuvre et de ses propriétaires successifs depuis le dix-septième siècle jusqu’à nos jours ; depuis le dix-septième siècle le portrait était bien attribué à Bronzino et le modèle assimilé à la Laura de Pétrarque, jusqu’au début du vingtième siècle où son propriétaire, Charles Loeser, historien, critique et collectionneur d’art américain, sous l’influence probable d’une étude d’Albertina Furno sur l’œuvre poétique de Bronzino, l’identifia comme étant Laura Battiferri Ammannati. Et tant d’éléments correspondaient si bien à cette identification dans la relation platonique que Bronzino entretenait avec cette dame de la haute société florentine, mécène et assez bonne poétesse d’après ses contemporains – dont Vasari -, leurs échanges de sonnets, leur commune fréquentation du cercle littéraire de l’historien et académicien Benedetto Varchi, que cette hypothèse fut entérinée. Cependant elle fut  contestée une fois à la fin du dix-neuvième siècle, mais l’alternative proposée écartée  immédiatement.

L’auteur de cet article ouvre donc à nouveau le débat, non pas tant pour contester cette attribution, que pour chercher d’autres éléments permettant de la valider plus sûrement encore. Parmi eux l’auteur a retrouvé une peinture d’autel représentant Le christ et la femme de Canaan, commandée à Alessandro Allori, élève de Bronzino, pour la chapelle Ammannati dans l’église des jésuites S. Giovannino à Florence. Des lettres et documents officiels retrouvés dans les archives des jésuites attestent que le couple représenté à l’extrême droite du tableau est bien celui formé par Laura Battiferri Ammannati et son époux Bartolommeo Ammannati, « très naturels ». Les époux étaient très liés à l’ordre des jésuites, dont ils financèrent en partie la reconstruction de leur siège florentin jouxtant cette église. Ils y sont enterrés et, sans enfants, ont légué leurs biens à cette communauté. La comparaison des traits, notamment le nez aquilin, les lèvres étroites et les yeux sombres et saillants, confirme qu’il s’agit bien de la même personne. Elle est également voilée dans les deux cas, et tient de la même façon élégante un livre entre ses mains.

Un autre portrait perdu de Laura Battiferri, exécuté par le peintre Hans von Aachen est mentionné dans le Schilderboeck de Carel van Mander, où il exprime le fait qu’il avait été fait très ressemblant en hommage à sa très grande vertu de poétesse.

Mais l’auteur estime que les propres écrits de Bronzino n’ont pas été assez étudiés. Notamment le codex de vers de Bronzino intitulé Delle Rime del Bronzino Pittore : Libro Primo, conservé à la Bibliothèque nationale de Florence, apporte un éclairage intéressant. En effet, selon la coutume de l’époque, ce codex rassemble non seulement des sonnets écrits par Bronzino, mais également des sonnets que d’autres personnes lui avaient dédiés, et parmi elles deux se détachent particulièrement, Benedetto Varchi et Laura Battiferri. Quant aux sonnets de Bronzino, non seulement sont-ils beaucoup plus fréquemment adressés à Laura qu’à ses autres amis, mais encore contiennent-ils de nombreuses allusions à sa personne ou à son nom. Treize des poèmes de ce recueil font également référence à un portrait de Laura Battiferri peint par Bronzino.

Une tentative de datation de ces sonnets est entreprise, en utilisant tous les indices qu’ils peuvent contenir, comme des références à la mort de Pontormo (janvier 1557), des pseudonymes employés qui apparaissent également dans des lettres échangées entre les membres de ce petit cercle littéraires, etc. Le but est de cerner plus précisément la date du portrait de Laura, qu’on peut estimer maintenant avoir été peint entre 1555 et 1560, ce qui correspond bien à l’âge apparent de la dame du portrait. En comparant avec d’autres portraits d’hommes de la même époque, l’auteur conforte cette hypothèse par des analogies stylistiques.

On ne sait pas qui a pu commander cette œuvre, l’époux de Laura, son mentor Varchi, ou si Bronzino lui-même en a eu le désir. Il semble  néanmoins qu’il ait demandé à Varchi d’intercéder en sa faveur auprès de Laura pour qu’il puisse faire son portrait.

Il est attesté que le paragone entre art visuel et poésie était au cœur des préoccupations de Varchi ; il est fondamental dans le portrait de Laura Battiferri, qui utilise le jeu de mot sur « Laura » et « laurier » pour signifier l’accomplissement poétique et l’immortalité, comme il l’était aussi dans deux autres portraits de deux jeunes protégés de Varchi, Lorenzo Lenzi et Ugolino Martelli. Dans le portrait de Lorenzo Lenzi, le livre ouvert montre un sonnet de Pétrarque en regard d’un sonnet de Varchi, et le prénom de Lorenzo permet le même jeu de mot que celui de Laura. Dans le portrait de Martelli, I’lliade d’Homère voisine avec des volumes de Virgile et Bembo. L’auteur de l’article fait référence à une analyse d’Elizabeth Cropper montrant que par cette habile combinaison d’éléments visuels et verbaux, Bronzino présente, au-delà de la ressemblance physique et morale, l’image de l’identité intellectuelle et culturelle du modèle, proclamant ainsi le statut intellectuel de la peinture aux côtés de la poésie. A l’époque où ce portrait a été peint les arti del designo n’étaient pas encore reconnus officiellement par l’Académie, et Bronzino avait été évincé en 1457, avec d’autres, de l’Accademia Fiorentina pour n’avoir pas délivré de cours. Le codex de sonnets aurait peut-être été édité pour fournir la publication nécessaire à sa réintégration. Mais dans le portrait de Laura Battiferri, les intérêts poétiques et artistiques de Bronzino se rejoignent en un témoignage de ses aspirations aussi éloquent et concis qu’un équivalent écrit.

La suite de l’article compare les mécanismes à l’œuvre dans la sublimation d’un amour platonique et non réciproque par l’écriture, dans les cas de Pétrarque et Laura ou de Dante et Béatrice, et par la peinture dans le cas de Bronzino et Laura Battiferri. Les débats intenses qui ont lieu à l’Académie ou autour d’elle sur le paragone entre art visuel et poésie, et auxquels participe Bronzino, sont alimentés par l’étude de deux sonnets de Pétrarque à propos d’un portrait de sa Laura peint par Simone Martini mais hélas déjà perdu à l’époque. C’est pourquoi il est bien possible que Bronzino ait voulu, en toute connaissance de cause, relever le défi en peignant sa propre Laura, mais en en faisant l’antithèse de la Laura de Martini, humble et timide mais engageante, à l’instar de celle peinte par Andrea del Sarto vers 1527. Au contraire, pour contrer le reproche fait à la peinture de tromper celui qui la regarde, la Laura de Bronzino est non seulement ostensiblement distante, mais elle ne présente que bien peu des traits de la bien-aimée de Pétrarque. Cet éloignement de l’objet désiré est encore accentué stylistiquement par l’absence de reflets (l’œil, par exemple, est entièrement opaque), et en rendant la surface des chairs très lisse tout en aiguisant les contours du modèle. Cependant cet éloignement n’enlève rien à l’individualité de Laura Battiferri, contrairement aux autres Laura des nombreux peintres italiens contemporains qui, voulant également relever par la couleur et la ligne le défi posé par ces deux sonnets de Pétrarque, avaient trop idéalisé leur modèle et sacrifié ainsi son individualité.

Finalement, l’auteur étudie la façon dont les deux talents de Bronzino, pour la peinture et pour la poésie, s’entrelacent et se nourrissent l’un l’autre.

Les sonnets figurant sur le portrait de Laura Battiferri sont donnés en appendice ainsi que tous les sonnets dans lesquels il est fait allusion à cette œuvre.

A.C.

Les médailles de la Renaissance italienne

« Les médailles de la Renaissance italienne » est un article d’Adrien Blanchet, publié dans le Journal des savants datant de février 1931. Cet article est consultable sur Persée qui est un portail de revues scientifiques francophones en sciences humaines et sociales. Il est en accès libre et son interface est clarifiée par les différentes couleurs pour chacun des espaces, tels que ‘’Revues scientifiques’’, ‘’Publications & séries’’ et ‘’Espace personnel’’. Persée a été créé par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et mis en ligne en 2005.

En tapant « médaille Renaissance Florence » dans le moteur de recherche de Persée, à la deuxième page, on trouve l’article d’Adrien Blanchet. Cet article est donc numérisé à partir du Journal des savants. On trouve ainsi la fin de l’article précédent et le début de l’article suivant qui sont numérisés sur les mêmes pages. On peut également le télécharger en intégral au format pdf. De plus, sur le côté gauche, on trouve, en menu déroulant, différentes rubriques qui nous proposent parfois le plan de l’article, les illustrations, un résumé et les mots clés qui s’y réfèrent.

L’article d’Adrien Blanchet commence par une référence bibliographique dont se sert l’auteur pour introduire son article sur les médailles italiennes. En effet, George Francis Hill est l’auteur du Corpus des médailles italiennes de la Renaissance avant Cellini datant de 1930. Cet article est donc un compte-rendu des écrits outre-manche.

Pisanello (1395-1455) est considéré comme celui qui a créé l’art de la médaille à la Renaissance, même s’il s’est évidemment inspiré des médailles antiques et des sceaux contemporains. Adrien Blanchet raconte ensuite les influences qu’a subies Pisanello dans ses diverses pérégrinations à travers les grandes cours d’Italie comme Venise, Ferrare, Mantoue, Rome, Milan et Naples. Il précise aussi le nombre de médailles faites par Pisanello qui s’élève à 26 et il rappelle que sa première médaille est celle du basileus (roi) Jean VIII Paléologue faite entre février 1438 et janvier 1439.

L’auteur se pose ensuite des questions sur les revers de certaines médailles de Pisanello, comme par exemple celle de Leonello d’Este, marquis de Ferrare, qui présente une tête à trois visages d’enfants, interprétée comme la Prudence.

Pisanello, Leonello d'Este, v. 1441, plomb, D.7cm, collection privée

Adrien Blanchet continue son article en parlant des contemporains de Pisanello avec par exemple Sperandio de Mantoue (1425 ?-1505 ?) qui a laissé une cinquantaine de médailles. De plus, il rappelle que l’iconographie des médailles et des pièces était souvent reprise pour d’autres productions, même à l’étranger, à l’exemple de la tapisserie, et surtout qu’elle fut introduite dans les manuels d’iconographie à l’intention des artistes tels les Emblemata d’Andrea Alciato (1492-1550). Ces médailles ont également servi de comparaison pour comprendre l’iconographie d’œuvres dont le sens était controversé. Dans la suite de l’article, l’auteur évoque d’autres médailleurs et notamment Niccolò Fiorentino (1418-1506) qui – comme il le précise – a exécuté des médailles du roi Charles VIII et de personnages importants de la cour de France. Il finit son article en faisant l’éloge du travail de George Francis Hill sur les médailles de la Renaissance italienne.

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F.B.