Musée des Offices

Le site officiel du pôle muséal de Florence comporte plusieurs musées dont la Galerie des Offices nous propose les différents musées en collaboration avec lui.

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Pour chaque musée les informations pratiques sont disponibles, ainsi qu’une petite introduction historique, et les expositions du moment.

Dans la colonne de gauche, un menu donne accès à la liste des expositions en cours dans tous les musées partenaires.
Dans l’onglet «Digital Archives» on trouve les archives en arts graphiques, les archives des inventaires passés, le catalogue des œuvres, les archives des photos, les archives historiques : des documents manuscrits, les numérisations des œuvres manuscrites enluminées, et la numérisation du trésor des Médicis.
Certaine de ces ressources ne sont disponible qu’en italien. Les autres rubriques du menu de gauche sont informations pratiques et les évènement à venir.
Des ressources sont donc disponibles mais beaucoup sont seulement en italien. Les archives graphiques sont de bonnes qualités, et les documents anciens peuvent être très intéressant pour des recherches approfondis.

Les Offices ont également une collaboration avec le google Art Project, ainsi qu’avec l’outil youtube sur lequel on peut visionner des vidéos sur des œuvres spécifiques, ou des expositions. Ces vidéos sont en italien mais des sous-titres anglais sont disponibles.

Il est dommage que le catalogue en ligne des œuvres du musée ne soit qu’en anglais et si peu intuitif, les reproductions ne sont pas très bonnes et défigurées par le copyright au centre de la reproduction.

Le site du musée est très peu intuitif et une grande partie n’est également disponible qu’en italien.

 

LB

Raphael, les dernières années, au musée du Louvre et au Musée du Prado

En fouillant le net, à la recherche d’informations sur l’exposition Raphael, les dernières années, qui comportait de nombreux portraits, je suis tombé sur le site du Musée du Prado.

En effet, cette exposition était organisée conjointement par Le Musée du Louvre et le Musée du Prado, musée célèbre de la ville de Madrid en Espagne.

Si le site du Louvre est plutôt concis à propos de cette exposition (un petit texte en résume le contenu, mais rien de plus), le site du Prado est bien plus intéressant.

Il offre en effet plus de contenu.

L’interface du site du Musée National de Madrid est assez épuré, avec des couleurs entre le gris et le blanc, permettant de mettre vraiment en valeur le contenu, et surtout les œuvres qui par leu couleur ressortent beaucoup plus sur ce fond neutre.

Un onglet permet d’accéder à  un historique des expositions, c’est ainsi que l’on peut accéder au contenu sur l’exposition sur Raphaël. La, plusieurs éléments nous sont proposés : des vidéos, du contenu plus ancré sur l’exposition, un texte sur Raphaël à Rome, un onglet « relation Works », le catalogue, des activités autour de l’exposition et enfin une vue d’ensemble.

Il faut noter que le site est en espagnol, traduisible en anglais. Concernant la préparation de la visite, d’autres langues sont disponibles, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse. Revenons donc à notre exposition. Le premier onglet, l’onglet vidéo, donne accès à vidéos autour de l’exposition :

– une vidéo assez générale sur l’exposition, commentée par Miguel Falomir, le directeur du département des peintures italiennes et françaises

– une vidéo de présentation de l’exposition par Paul Joannides, le commissaire de l’exposition

– une autre vidéo de présentation de l’exposition par Tom henry, un autre commissaire de cette exposition.

Ces trois vidéos sont bien sur en espagnol, sous titré espagnol.

La réside un inconvénient : pour ceux qui sont familiers avec l’espagnol, aucun de soucis, d’autant plus que les sous titres aident à comprendre malgré les accents régionaux des intervenants. En revanche, il est regrettable qu’une version en anglais ne soit pas disponible, ou au moins un sous-titrage en anglais. Il est certain que dans la situation actuelle, une immense partie du public ne peut comprendre et donc utiliser ces vidéos.

Passons maintenant à l’onglet « Exposition ». Il se décline ensuite en plusieurs pages, sur plusieurs thématiques : Autel peints, Vierge et Sainte famille grand format, Vierge et Sainte famille petit format, Giulio Romano, Portraits et enfin la Transfiguration.

A chaque page, un petit texte développe un peu cette thématique, sans toute fois expliquer de nombreuses choses.

L’onglet catalogue permet d’acheter le catalogue de l’exposition.

Ca n’a pas de lien direct avec notre sujet, mais il faut savoir que le site du Prado comporte une Encyclopédie en ligne, chose bien utile !

Pour la même exposition, sur le site du Louvre, nous trouvons également des vidéos, mais bien moins de contenu quant a l’exposition elle même, ce qui est bien regrettable.

M.S.G.

RMN

Le site de la rmn (réunion des musées nationaux) propose au public un magazine destiné autant aux enfants qu’aux adultes. Ce magazine propose des articles sur des expositions récentes, des informations sur des ateliers ou des activités disponibles dans les musées, sur les activités culturelles associées à ces musées, mais également des dossiers sur des notions clefs de l’histoire de l’art, les grandes périodes et les grands personnages qui s’y rattachent …
Le site se présente avec une barre de recherche en haut ainsi qu’un menu donnant accès à deux langues : anglais et français, une inscription au site, aux informations pratiques, aux réservations, à la boutique en ligne, une présentation de la réunion des musées nationaux, et une histoire du grand palais.
En dessous de ce bandeau se trouve un deuxième menu proposant le magazine qui est donc une liste d’article sur les évènement en court et des dossier sur des sujets généraux de l’histoire de l’art dont un article sur les portrait et plusieurs sur la renaissance, le programme, qui répertorie les évènements en cours et à venir, la catégorie «Vous» permet de proposé au visiteur du site : « visiteur », « jeune public », « enseignant », «associations et collectivités », « Professionnels », dans chacune de ses catégories est proposé une sélection des ressources et actions possibles sur le site ainsi qu’une sélection des articles du magazines qui devrais intéresser le visiteur.
Dans la catégorie : jeune public, en plus des dossier d’histoire de l’art, des jeux sont proposés, en rapport avec des expositions temporaires ou des périodes importantes, il y a notamment un jeu sur la renaissance où l’on doit choisir parmi une sélection de mobilier, tapisserie, peinture disparates ceux qui correspondent à la période donnée et chaque objet est accompagné d’un commentaire. Le jeune public a aussi accès à un dictionnaire de l’art «dico d’art», les biographie des artistes dont les œuvres sont présentées au grand palais, une sélection d’articles sur les grands repères de l’histoire de l’art.
Dans la catégorie enseignant, on propose au visiteur dans la partie «approfondir» d’avoir accès gratuitement aux dossiers pédagogiques des expositions mais aussi aux sites ressources de la rmn dont Panorama de l’art, L’histoire par l’image, araGo : le portail de la photographie, L’agence photo de la Rmn-GP, les visites filmées interactives, et les collections en ligne.

Le site de la Réunion des Musées Nationaux permet donc au jeune public, ainsi qu’à un public un peu plus âgé, de découvrir et d’approfondir gratuitement ses connaissances en histoire de l’art de façon ludique.

LB

Botticelli à la National Gallery

La National Gallery de Londres, comme tous les grands musées du monde, possède son site internet.

L’interface du site est assez épurée, ce qui donne un aspect très sobre et met bien en valeur les photos des œuvres. La page « Visite » du site est traduite en français si on le désire (d’autres langues sont également proposées), mais pas la totalité du site.

            Sur la page d’accueil du site, on retrouve les actualités du Musée, et certaines catégories permettant de connaître la collection de la National Gallery. Par exemple la catégorie « La Sélection du Directeur » nous présente une sélection d’œuvres choisies par le Directeur de la National Gallery. Cette sélection présente quelques œuvres de la National Gallery et le directeur y explique également pourquoi, selon lui, ces œuvres sont tout particulièrement grandioses ou mémorables.

Ces fiches d’œuvres sont à télécharger, ainsi chacun peu les garder.

Nous pouvons également faire une visite virtuelle de certaines galeries du Musée, en vue panoramique, ce qui donne un très bon aperçu de la collection. Nous pouvons ainsi nous promener dans les galeries depuis chez nous. Une fonction de zoom permet de « s’approcher » des œuvres et la qualité n’est pas trop mauvaise, même si on ne peut pas être non plus très très proche du tableau, sous peine de voir plus de pixels que de traits de pinceaux. En cliquant sur le tableau, on peut obtenir sa notice, présentant le nom de l’œuvre, l’artiste, la date de réalisation, mais rien de plus précis. Dans cet encart qui nous présente la notice de l’œuvre, nous pouvons également faire apparaître le plan, ce qui permet de se positionner dans la galerie et l’ensemble du Musée. En revanche il faut noter que toutes les galeries ne sont pas visibles dans cette promenade virtuelle.

Autre élément qui me semble très intéressant : il est possible de télécharger des visites thématiques, afin de les imprimer et de venir avec au Musée ! De plus, cette visite est adaptée aux enfants, initiatives très intéressante puisqu’elle permet de faire connaître le monde de l’Art aux plus jeunes.

Enfin, il est possible de télécharger et/ou écouter des émissions en podcasts, sur différentes thématiques, allant d’une émission sur le baroque à une réflexion sur la relation entre la photographie et l’art. La fréquence de ces émissions est de une par mois.

Mais revenons à notre sujet. A partir de l’encart de recherche interne au site, nous pouvons chercher les articles se référents au portrait florentin à la Renaissance.

Le premier résultat nous amène sur une page dédiée à une œuvre de Sandro Botticelli : Portrait of a young man. Pas de cartel complet sur cette page, nous apprenons seulement la date de réalisation, le nom du peintre et de l’œuvre. Vient ensuite un petit texte ou nous apprenons, entre autre, que ce portrait à été réalisé à Florence. Il est également indiqué dans quelle sale se trouve cette œuvre et quelles sont les œuvres accrochées autour. Enfin, au bas de l’image, sous la mention « Further information », nous avons deux liens vers des « Key facts » ou « Artist biography », afin de compléter nos informations sur cette œuvre.

Le lien « Key facs » nous amène en fait à une notice un peu plus complète, comportant le matériau et support, le format, la manière dont il à été acquis, son numéro d’inventaire et une fois de plus sa localisation dans la National Gallery.

En revanche le lien « Artists biography » est beaucoup plus intéressant. Il mène, comme on peut s’en douter, à une page de biographie sur Sandro Botticelli. Sur cette page, un nouveau lien nous emmène, si on le désire, à la collection d’œuvres de Botticelli. Mais restons sur cette page. Au début de cette biographie, nous avons un autoportrait de Sandro Botticelli qui nous permet de voir son visage. Ensuite, une biographie divisée en plusieurs parties : sa vie à Rome et son retour, le lien avec la mythologie, entre religion et politique et enfin les dernières années de sa vie. Enfin, en bas de la page, différents liens nous amènent à la plupart de ses œuvres présentes à la National Gallery.

 Portrait of Sandro Botticelli

J’avoue être un peu déçue par cette recherche. Arrivé à la page d’Accueil et la page Visite, on voit tous ce qui peut être téléchargé ou exploré sur le site et on attend un peu plus d’eux qu’une notice et une courte bibliographie. Si nous cherchons des informations sur Botticelli, la bibliographie peut être un début. En revanche, il ne faut rien attendre du côté des œuvres, ce n’est pas sur le site de la National Gallery que nous trouverons une courte interprétation ou des informations supplémentaires sur l’œuvre comme par exemple sur le site du Musée du Louvre.

M.S.G.

Base Joconde ou RMN ?

Si vous suivez notre blog depuis le début, vous avez du noter que Domenico Ghirlandaio est un artiste de Florence, à la Renaissance, qui à réalisé de nombreux tableaux et plus précisément des portraits.

En cherchant sur Google des informations sur l’œuvre  Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon , de Domenico Ghirlandaio, je suis tombée, parmi de nombreux autres résultats, sur le site de la RMN, la Réunion des Musées Nationaux. Ce site des agences photographiques de la RMN contient les photos de la plupart des œuvres exposées dans les Musées français.

Outre des catégories d’informations comme « Qui sommes nous ? », « les collections » ou autre, le site contient un onglet de recherche. La recherche peut se faire de deux types : recherche simple ou recherche avancée. La recherche simple permet de faire une recherche à partir de n’importe qu’elle information (date, pays, artiste, nom d’œuvre…). La recherche avancée en revanche permet d’affiner sa recherche dès le début afin de ne pas perdre de temps et d’éliminer le plus possible de mauvais résultats. Ainsi nous pouvons renseigner plus précisément dans chaque encart : le nom de l’artiste, la période, la technique ou matière, le musée, les fonds, et le numéro d’inventaire ou la cote cliché si nous la connaissons.

            Revenons à notre recherche sur l’œuvre Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon, de Domenico Ghirlandaio. Dans cette page, qui a une composition standard, commune à tous les articles, nous avons d’abord la photo de l’œuvre. En dessous de cette photo, une notice nous donne diverses informations sur l’œuvre : la cote cliché, le numéro d’inventaire, les fonds, le titre, l’auteur, les crédits photo, la période, la technique/ Matière, les dimensions et enfin la localisation.

Tout en bas de la page, des mots clés nous permettent, en cliquant dessus, de trouver d’autres images sur le même thème.

Il est possible pour les professionnels de créer un compte afin de commander certaines images, en revanche il n’y a rien d’intéressant pour les étudiants ou les amateurs, à part les photos que l’on peut récupérer.

A noter également une rubrique « Porte-folios », avec des dossiers réunissant de nombreuses photos d’œuvres autour d’un même thème.

Ce site est utile si on a besoin de récupérer des images d’œuvres, pour un exposé ou autre, et il est complet au niveau de la notice. En revanche, il n’apporte aucune autre information, pas de « mini-biographie » par exemple, ou d’Historique, comme c’est le cas dans la Base Joconde, une autre base d’image des collections françaises, réalisé par le gouvernement.

Faisons la même recherche sur la base Joconde, afin de les comparer.

L’image est en vignette, et non en grand format comme sur le site de la RMN, et la qualité est nettement moyenne. En effet, si l’on clique dessus afin de l’agrandir, on remarque une différence de qualité.

Au niveau de la notice, on peut constater qu’il y a plus d’informations. Une base est commune, mais sur la Base Joconde, on apprend aussi quelle est la technique utilisée, le matériel, un descriptif du sujet représenté. On apprend également ou l’œuvre est conservée, son statut juridique (est ce vraiment utile ???!), sa date d’acquisition et les autres personnes qui l’ont possédé, ainsi que des crédits photographique.

Un élément nouveau me semble en revanche assez pertinent et important : la présence d’une courte bibliographie (seulement les noms d’auteurs, et les pages parlant de cette œuvre, mais néanmoins sans le titre des ouvrages…). En tant qu’étudiante en Histoire de l’Art, je suis sensible à tout ce qui peut être indiqué pour aider les étudiants ou amateurs dans leur recherche, et cette initiative me semble intéressante. En effet, si le site apporte peu d’information, et c’est normal car ce n’est pas son but premier, il apporte quand même des piste de recherches afin de compléter les informations manquantes.

L’idéal serait un mixte entre le site de la RMN (à l’interface plus moderne et agréable je trouve, ainsi que la qualité supérieur des images), à la quantité d’information de la base Joconde.

M.S.G

La Joconde au Musée du Louvre.

Lorsqu’on étudie la période de la Renaissance, le site du Louvre semble être un incontournable.

Ce site comporte un onglet appelé « recherche ». J’ai donc tapé « portraits à Florence » dans cet encart, s’en est suivit une lise de résultats, divisés en 6 catégories : « Informations pratiques », « Visites & Activités », « Expositions & Actualités », « Œuvres & Palais », « Arts & éducation » et enfin « Autres ».

Ainsi les 784 résultats obtenus avec cette recherche sont divisés en sous catégories permettant de faire un tri et d’aller plus vite dans notre recherche. A coté de chaque catégorie, il nous est indiqué le nombre de résultats trouvés.

La catégorie qui contient le plus de résultats est celle appelée « Œuvres et Palais ». Nous avons déjà un aperçu des résultats sous la liste des catégories. Sur 439 résultats, nous pouvons en voir une dizaine. On y voit en vignette l’œuvre en question, puis le début d’une explication, analyse d’œuvre. Pour l’avoir en entier, il faut cliquer dessus.

Le premier résultat est, bien sur, La Joconde de Leonard de Vinci, appelé ici Portrait de Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo.

En cliquant sur ce début d’article, nous arrivons directement sur la page même consacrée à l’œuvre.

Cette page est une page standard, que nous retrouvons pour chaque œuvre.

En haut de la page, nous retrouvons le titre de l’œuvre, ainsi que le département dans lequel, au Louvre, nous pouvons la retrouver.

Ensuite, nous avons une image de l’œuvre, et dans ce cas ci, quelques images de détails de l’œuvre, sous la forme d’une sorte de diaporama. Nous pouvons cliquer sur l’œuvre afin de la voir en plus grand, en revanche la fonction « clic droit- copier-coller » est désactivé sur les images du site du Louvre et nous ne pouvons pas les récupérer par ce simple moyen. Dans le cas de la Joconde, ce n’est pas moins de 8 images qui nous permettent de voir la Joconde « virtuellement », avec le portrait en entier, ainsi que son cadre, et des détails des mains, des yeux, de son fameux sourire, du paysage au fond du tableau à droite, à gauche, et son visage.

La suite de la page est divisée en 4 parties.

A gauche, dans une colonne, on nous rappelle le nom du département ou La Joconde se trouve, et, autre information importante : le nom de l’auteur de l’article. Au centre, la partie principale de la page, avec l’analyse de l’œuvre et toutes sortes d’informations dessus. Enfin sur la droite, une colonne divisée en deux parties avec dans la première : Le cartel complet de l’œuvre indiquant nom de l’œuvre, de l’artiste, date de réalisation, matériaux, lieu de réalisation, et même son acquisition. On nous rappelle aussi dans quel endroit du Louvre se trouve ce tableau, cette fois encore plus précisément en indiquant l’aile, l’étage, la salle.

Enfin sous ce cartel, une dernière partie « informations pratiques », avec des informations sur le Louvre en général : horaires, accès, coordonnés, fermeture, et même un lien pour acheter un billet d’entrée en ligne. Nous avons même la possibilité de changer la langue du site.

Comme dit précédemment, au centre de la page, nous trouvons une rapide analyse de l’œuvre, ici faite par Cécile Scailliérez.

Cécile Scailliérez nous parle tout d’abord du sujet de l’œuvre. Cette notion est très importante à propos de La Joconde, car une partie de sa renommée vient de tout ce qu’on ignore à son sujet, dont sa provenance, son sujet et son objet. Cécile Scailliérez nous explique donc que, si l’on sait que La Joconde était la femme d’un marchand, le but et la destinée de l’œuvre sont toujours inconnu, et que seule des hypothèses existent à ce jour. Dans un autre paragraphe, l’auteur nous explique la ou réside une autre particularité de cette œuvre : la composition. Enfin, un court paragraphe sur le sourire de La Joconde, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre !

Mais ce qui, à mon sens, est la plus intéressant, c’est ce qui vient après : la bibliographie utilisée par l’auteur. En cela je trouve que le site est très bien fait. Tout d’abord, des informations et un début d’analyse de l’œuvre sont donnés, nous en connaissons l’auteur, ce qui n’est pas toujours le cas, et enfin, nous avons même accès à sa bibliographie. Cette bibliographie peut être vue comme une sorte de garantie de la véracité de l’article, dans le sens ou nous savons par là que l’auteur n’a pas tout inventé et s’est appuyé sur d’autres études, ici de personnalités reconnus pour la période de la Renaissance italienne : Daniel Arasse et André Chastel par exemple. De plus, cette bibliographie permet d’orienter dans ses recherches les étudiants, leur donnant une certaine liste d’ouvrages qu’ils peuvent consulter afin d’approfondir leur connaissance de l’œuvre par exemple.

Ainsi le site du Louvre à, à mon avis, un réel intérêt pour les étudiants en art ainsi que pour tout amateur. Une première approche sous la forme d’une courte analyse permet de se faire une idée de l’œuvre, de son histoire et de sa signification, des images permettent de se l’approprier. Mais pour un étudiant qui veut aller plus loin, quelques pistes sont données afin d’orienter sa recherche bibliographique. De plus ce site a une organisation rigoureuse, à l’image de celle du Louvre. A tout moment, nous savons ou nous nous trouvons (virtuellement) dans le Louvre, si nous voulons voir les autres œuvres de la salle ou se trouve la Joconde, c’est possible, car dans le site, les œuvres sont classées et réunies comme dans le musée.

M.S.G

Le Metropolitan Museum of Art de New-York et le Portrait Renaissance

Une exposition  The Renaissance Portrait from Donatello to Bellini  s’est tenue au Metropolitan Museum of Art de New-York,  du 21 décembre 2011 au 18 mars 2012.  Cette exposition est donc terminée, mais sur la page du Met qui lui était consacrée et qui est encore accessible, on peut encore visualiser, outre l’affiche reproduite ci-dessous,  les 147 œuvres qui y étaient présentées. http://www.metmuseum.org/exhibitions/listings/2011/the-renaissance-portrait-from-donatello-to-bellini

MetRenPortrait_poster

Une présentation d’une page explique l’objectif de cette exposition, et le catalogue est achetable en ligne, mais pas consultable. Notons que dans les liens apparus pour cette même interrogation, http://calitreview.com/22943 nous emmène sur le site de California Literary Review où, dans un long article Ed Voves, de formation universitaire en histoire et critique littéraire et artistique, plutôt qu’une critique, semble faire un résumé de ce même catalogue.

Le site du Met est un .org, traduisant la volonté (du moins dans l’affichage) d’être une organisation à but non lucratif, ce qui correspond bien à la mission des grands musées nationaux. Il est clair et compréhensible au premier coup d’œil. Un bandeau noir très sobre en tête de page présente en blanc les en tête de neufs menus déroulants correspondant aux rubriques classiques des sites des grands musées : les informations génériques sur le musée, les visites, les événements, la boutique, les expositions, les collections, pour apprendre plus, et un menu concernant  la recherche.
Immédiatement sous le bandeau, en  noir sur blanc, on trouve le chemin qui situe où nous sommes dans le site, ce qui est appréciable, le visiteur n’est jamais perdu et il peut s’il le souhaite revenir en un clic à l’origine de sa consultation.

Tout en haut de la page à droite et dans le bandeau noir, une petite fenêtre de recherche directe permet de gagner du temps quand on sait ce qu’on cherche. Elle est assez bien faite : pour un artiste par exemple on obtient l’ensemble des références à cet artiste au Met, que l’on peut examiner à travers trois rubriques principales : « les œuvres », « les événements », et « général ».
La rubrique « œuvres » donne accès aux œuvres et à leur cartel complet, à la brève notice de l’œuvre, à la notice catalogue beaucoup plus élaborée qui constitue une véritable analyse de l’œuvre, aux signatures, marques et autres figurant sur le tableau, à l’historique de l’œuvre, aux expositions où elle a figuré,  à une liste de références très fournie qui sont pour certaines analysées, dans le sens où on a extrait les informations pertinentes sur l’œuvre. La même page renvoie également à d’autres endroits au Met où on est susceptible de trouver des informations, comme par exemple la page Heilbrunn Timeline of Art History. Bref, certainement l’ensemble d’informations le plus complet qu’on puisse trouver au sujet d’une œuvre conservée au Met.
La rubrique « événements » n’est a priori pas très intéressante pour nous : par exemple si l’œuvre est incluse dans une visite guidée à thème, par exemple « maîtres anciens », alors il y a autant d’événements générés dans cette rubrique que de jours où la visite a lieu ! Générer un seul événement avec un calendrier attaché serait certainement plus judicieux et ferait gagner du temps au visiteur de la page. On aurait pu penser que c’était là qu’on trouvait les expositions où l’œuvre a figuré, mais apparemment non, du moins pour celles que nous avons consultées.
La rubrique « généralités » contient des résumés et analyses de livres, catalogues d’expositions concernant l’œuvre, des pages de blogs de visiteurs, d’invités occasionnels, etc. Les informations sont donc de niveaux de qualité très divers, à trier avec un œil critique.

Dans le bandeau du site du Met le menu déroulant « Learn » nous offre une rubrique « For College students » qui a toutes les chances d’être celle de meilleur niveau pour étudiants en histoire de l’art. Mais en fait cette page n’est pas aussi intéressante qu’elle paraît de prime abord,  dans la mesure où parmi tous les programmes alléchants annoncés (cours, films, etc.) aucun ne semble accessible en ligne, même ceux relatifs à des événements passés. Néanmoins sur la page d’accueil du « Learn » pour « College Students » à droite, un accès est donné à Heilbrunn Timeline of Art.

Sur Heilbrunn Timelife of Art on peut trouver pour une période et une aire géographique données, des frises chronologiques, des cartes, ou bien encore passer en revue des œuvres d’art, chercher des œuvres par sujet, artiste, aussi bien qu’accéder également à des essais thématiques.
Pour les essais thématiques, une page semble intéressante pour le Portait à la Renaissance ; voici la référence explicite à utiliser pour parler de cette page (figurant sur la page elle-même) :
Sorabella, Jean. « Portraiture in Renaissance and Baroque Europe ». In Heilbrunn Timeline of Art History. New York: The Metropolitan Museum of Art, 2000–. http://www.metmuseum.org/toah/hd/port/hd_port.htm  (August 2007).

On se rend vite compte cependant que les références sont faites quasiment uniquement à des œuvres conservées au Met, et en tout cas, si des œuvres extérieures sont citées pour les besoins de la démonstration aucun lien vers l’œuvre ne figure. Pour les œuvres conservées au Met cependant les cartels sont complets, il est souvent fait mention des expositions où elles ont figuré, ce qui est intéressant, on peut aussi trouver des vidéos, etc. Et bien sûr on peut revenir à la recherche de l’œuvre et accéder à toutes les informations citées ci-dessus.

Notons que même sur Heilbrunn Timelife of Art qui est en fait un site-fils de celui du Met, on retrouve une charte graphique similaire et le bandeau noir du Met, certes en version simplifiée, mais cela donne une grande cohérence et une grande clarté  à l’ensemble des deux sites.

Dans les autres catégories de destinataires du menu « Learn », la page destinée aux enseignants, offre des publications en pdf à télécharger concernant des thèmes : l’une d’elle est particulièrement pertinente pour ce blog, puisque qu’elle concerne la Renaissance « The art of Renaissance in Europe » : l’ouvrir en ligne n’a pas été possible (beaucoup trop gros, blocage du PC), mais elle peut être  récupérée en utilisant un clic droit et « enregistrer la cible sous ». Un chapitre de cette publication est consacré au portrait, et contient essentiellement des indications pour les professeurs sur la façon d’introduire le portrait de la Renaissance auprès de divers publics d’élèves ainsi que des idées d’activités autour de ce thème.

Enfin, il faut aller explorer complètement le menu « Research » du bandeau noir. On y trouve des pointeurs sur une multitude de ressources, catalogues de bibliothèques, etc. dont certaines en ligne, et notamment une recherche dans toutes les publications du Met, avec aussi certains catalogues en ligne avec le texte complet. Hélas notre catalogue The Renaissance Portrait from Donatello to Bellini n’est accessible qu’en « preview »,  mais sur ses 420 pages, les 90 premières sont néanmoins visibles, ce qui est appréciable car on a ainsi accès à toutes les présentations et introductions d’historiens de l’art.
Cette rubrique « Research » mériterait certainement d’être fouillée beaucoup plus.

A.C.