« Ritratto al Naturale »

Le texte suivant analyse l’article issu de JSTOR :

 « Ritratto al Naturale » : Questions of Realism and Idealism in Early Renaissance Portraits

Author(s): Joanna Woods-Marsden

Reviewed work(s):Source: Art Journal, Vol. 46, No. 3, Portraits: The Limitations of Likeness (Autumn, 1987),pp. 209-216

Published by: College Art Association

Stable URL: http://www.jstor.org/stable/777034 .

Accessed: 13/02/2013 16:49

Thème principal abordé : Cet article examine la relation qu’entretenaient les commanditaires et/ou modèles des portraits avec leur image, et les fonctions de ces portraits.

L’article s’ouvre sur une citation en italien des Novelle de l’écrivain italien du XVIe siècle Matteo Brandello, où il fait dire à son héroïne, parlant à son amant,  à peu près ceci : « Donne-moi un peintre en qui nous puissions avoir réellement confiance, et je laisserai volontiers faire mon portrait sur papier, toile ou panneau, comme il te plaira. »

L’auteur de cet article analyse la tension qui existe pendant la première Renaissance entre la demande explicite d’être peint « al naturale », portrait d’après nature, tel qu’en « la vraie vie », formules dérivant de l’antiquité classique, et le fait qu’un tel portrait n’était cependant acceptable que s’il répondait à certaines conventions, certaines  normes d’idéalisation.

Examinant les écrits des humanistes et des modèles eux-mêmes à propos de certains portraits, l’auteur montre que c’était particulièrement le cas des commanditaires de haut rang. Habitués aux portraits littéraires  idéalisés que faisaient d’eux les humanistes, ils souhaitaient le même contrôle sur leurs images et avaient tendance à juger, à l’instar de Ludovic Gonzague au sujet des portraits de  Mantegna,  que «bien que le peintre soit un bon maître, il est nettement moins bon lorsqu’il s’agit de portrait, dans les portraits il pourrait avoir plus de grâce » quand celui-ci leur tendait un portrait plus proche du miroir que de l’effigie idéalisée.

Et pourtant, dans cet article,  une comparaison très instructive entre des portraits de la même personne, effectués à la même époque de sa vie, par des peintres italiens et des peintres flamands, montre combien les premiers idéalisaient leur modèle par rapport aux peintres du Nord,  même dans les portraits présentés comme les plus « réalistes ».

Les hautes prétentions des dirigeants expliquent certainement, d’après l’auteur de cet article, la préférence pour le profil dans la plupart de ces portraits de la première Renaissance, forme dérivée des bustes des Césars sur les monnaies de la Rome impériale qu’ils aimaient d’ailleurs collectionner.

Et c’est pourquoi aussi, même s’ils rendent moins bien compte du personnage réel que les portraits des peintres flamands,   les portraits des peintres italiens sont si intéressants. On peut en effet considérer qu’ils représentent l’image « officielle », en quelque sorte « l’image de marque » instantanément reconnaissable, que les dirigeants souhaitaient donner d’eux-mêmes, répondant ainsi à la recommandation que donnait Alberti dès 1435 dans son traité sur la peinture et la sculpture : « une illusion normative du prince, qui soit en même temps suffisamment reconnaissable pour être convaincante ».

Dans la dernière partie de l’article, l’auteur s’intéresse au fonctionnement de ces images dans la société de l’époque en essayant de lier la destination première de ces portraits, souhaitée par les modèles eux-mêmes, avec l’appréciation qu’ils avaient de leur juste ressemblance. En étudiant attentivement les textes, les inventaires, mais aussi les descriptions des palais et leur décoration, en Italie et dans les autres cours européennes, il apparaît que ces portraits, principalement ceux sur médaille mais également les portraits peints constituaient souvent des cadeaux diplomatiques. Ils étaient destinés à soigner des alliances politiques existantes ou futures, ou à réaffirmer la suprématie d’une famille dirigeante sur une autre en maintenant quotidiennement sous leurs yeux l’effigie de leur allié ou de leur prince montrant « la renommée de ses actes et la gloire de son nom ». Quant aux portraits peints sur les murs des palais, prenant place  dans des ensembles décoratifs plus vastes et plus narratifs, destinés en tout premier lieu au regard des visiteurs,  ils participaient également à la mise en scène et à la propagande des maîtres des lieux.

A.C.

Aparences

En tapant dans le moteur de recherche Google « portrait + renaissance + florence cassez», le deuxième lien nous emmène sur une page du site Aparences.

Cette page présente un article appelé « Fresquistes florentins : Domenico Ghirlandaio ». Cette page, aux premiers abords, n’est donc pas particulièrement sur le portrait à Florence.

L’apparence de la page (sans vouloir faire de jeu de mots) est assez classique. Sur la partie supérieure, en haut à gauche, un encadré nous montre l nom du site « Aparences » et à sa droite, un rectangle ou des détails de tableaux défilent, toutes époques confondues. Dans ce même cadre, une phrase nous indique le nom de l’œuvre, sa date, le nom de    l’artiste, la technique, et le lieu de conservation. Sous ce double encart, on a les onglets des différentes parties du site : « périodes », « Art et Mécénat », « Ecoles », « Bibliographies », « Expositions », « Documentaires », « Liens », « Contacts ».

En dessous, nous pouvons voir deux encarts publicitaires : un pour diverses publicités (en rapport avec les pages internet que vous consultez habituellement) et un petit encart a droite consacré à des pubs pour des expositions qui ont lieu en ce moment.

Sur la colonne de droite, on a un encart de recherche interne au site, puis de nouveau des liens pour les différentes sections du site, ensuite des mots clés et enfin un nouvel encart de publicité.

Ensuite au centre,  un encart rappelle d’abord dans quelle section du site nous sommes (ici la section « Les fresquistes florentins ») et deux menus déroulants montrent les articles liés et l’index de l’article.

Enfin, après l’article, nous avons des liens vers d’autres articles liés au thème, avec à chaque fois le titre, une image, et les 4 premières lignes de l’article. L’article est divisé en différentes parties thématiques, comportant de nombreuses images. En dessous de chaque image, une légende d’une dizaine de lignes explique l’image.

Cette page, consacrée à Domenico Ghirlandaio, est, je le rappelle, un des premiers liens que nous avons quand on tape sur Google « portrait+renaissance+florence-cassez ». J’ai donc cherché pour comprendre en quoi cet article peut éclairer un étudiant cherchant des informations sur les portraits peints à Florence à la Renaissance.

Comme son titre l’indique, cet article parle principalement des fresques. Cependant, une sous partie est consacrée aux portraits. Cette sous partie, nommée « La fresque et le portrait », n’est néanmoins pas très complet et survole un peu le sujet. Ce site semble être une bonne base pour des recherches, permettant de cerner le sujet, mais nécessite tout de même plus de recherches.

Dans les liens situés en bas de la page (liens vers d’autres articles  sur le même thème) aucun lien n’aboutit à un article traitant du portrait.

Une question se pose : quelle légitimité pouvons-nous donner à cet article ? Quelles en sont les sources, l’auteur ? Il n’y a aucunes indications à ce sujet… J’ai cherché sur le site, à l’onglet « contacts » entre autre, mais je n’ai pas trouvé de réponses à mes questions. Dans cet onglet « contact », il y avait seulement un système de messagerie afin de contacter le site. L’onglet « liens » présente une liste de liens vers des sites de musées et d’autres ressources web. Sur la page d’accueil, il y’a des liens vers les articles les plus récents, mais aucune information supplémentaire sur un quelconque auteur.

Pour résumer, nous avons ici un site intéressant, mais qui survole plus qu’approfondit chaque thème. Pour un public qui cherche de l’information de base, il est assez complet, pour se faire une idée du sujet. Cependant il ne suffit absolument pas pour une recherche un minimum approfondi.

M.S.G

Le portrait de Bia de Médicis par Bronzino

Le portrait de Bia de Médicis peint par Bronzino en 1542 est analysé sur le site Aid’Art qui est un blog qui s’adresse « à tous les passionnés d’art qui souhaitent découvrir des analyses sur des toiles de maîtres ». Ce site publie des analyses en se basant sur le fait que les expositions peuvent paraître longues et que les tableaux ne sont pas assez expliqués dans leur contexte de création ou de composition.

L’auteur de ce blog est apparemment Vincent Etter mais les articles ne sont signés que Vincent. On peut regretter l’absence du widget « Qui sommes-nous ? ». Nous ne savons donc pas qui est l’auteur, si c’est un historien de l’art ou non. Le site est sobre et ne comporte pas beaucoup d’onglets : une page d’accueil, une galerie des maîtres et courants picturaux, et une galerie d’artistes contemporains.

Chaque analyse commence avec l’image du tableau et son cartel complet en-dessous. L’auteur commence l’analyse du portrait de Bia de Médicis par une citation tirée de la notice sur Bronzino dans les Vies de Vasari.

Il fait d’abord une description générale du portrait et le resitue dans son contexte historique. Cette partie est très intéressante car il compare le portrait de Bia de Médicis avec d’autres portraits comme celui de Lucrezia Panciatichi de Bronzino peint vers 1540 qui présente les deux personnages dans la même pose. Cette analyse n’est donc pas dépourvue de critique comparative.

 Bronzino, Portrait de Bia de Médicis, 1542, détrempe sur bois, 61 x 48 cm, Florence, Gallerie des OficesBronzino, Portrait de Lucrezia Panciatichi, v. 1540, tempera sur bois, 102 x 85 cm, Florence, Gallerie des Offices, wga

La seconde partie de l’analyse se centre plus sur l’analyse plastique du tableau. L’auteur interprète les portraits et ses observations qui sont justes et intéressantes. Ses interprétations sont mises en exergue grâce au changement de couleur de la police.

Chaque analyse du site est pourvue d’une contextualisation historique et de citations de sources contemporaines à l’œuvre ou de critiques d’art. Néanmoins, on peut regretter l’absence de bibliographie à la fin de chaque article. Mais l’analyse reste sérieuse et très intéressante.

Ce site réussit donc à s’inscrire dans sa visée première, c’est-à-dire l‘analyse d‘un tableau pour savoir « ce qui (le) distingue, ce qui (le) caractérise, ce qui le rend si particulier, son contexte de création, comment l’artiste la composé et même ce qu’il cache ».

F.B.

Proartibus

Proatribus est une organisation qui met en place chaque année une rencontre entre les étudiants en histoire de l’art international et les organismes soutenant la recherche dans cette discipline, à cette occasion des colloques sont organisés autours d’un sujet, c’est l’école de printemps. Cette démarche a commencé en 2003.Le but est de favoriser la rencontre entre les acteurs de la recherche en histoire de l’art et d’encourager cette recherche.

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La présentation de ce site est très simple et sans publicité, la page d’accueil nous permet de choisir entre plusieurs langues : le français, l’italien, l’allemand et l’anglais, qui sont les principales langues de l’histoire de l’art.
En haut de la page un bandeau avec des vues de monuments de différents pays en noir et blanc, et quand on passe la souris dessus, le nom des villes où ils se trouvent apparaissent.

Une fois la langue choisie nous sommes redirigé vers le texte présentant l’organisation avec « son origine et ses partenaires fondateurs », les « buts du réseau », « membres et langues », « écoles internationales de printemps », « écoles internationales d’études post-grade en histoire de l’art », « statut du réseau », un petit menu apparait sur la droite donnant accès à plusieurs pages : « texte introductif », « Partenaires actuels », « école de printemps », « école d’été », « statut » et un retour vers la page d’accueil.
Dans les partenaires actuels on peu y distinguer quelques noms pour la France : l’université de Nanterre, l’école normale supérieure de Paris et L’INHA, ce qui prouve le sérieux de cette organisation.

Dans l’école de printemps on trouve la liste des sujets abordés depuis 2003, et quand on clique sur un de ces sujets le programme nous est proposé en format PDF, une présentation du sujet est aussi donnée ainsi que le nom des organisateurs et des personnes participant au débat. Cela peut permettre de contacter ces personnes sur ce sujet ou de trouver des publications. En 2010, il y a eu un colloque sur le sujet qui nous concerne : le portrait, avec notamment les axes suivant : portrait et anthropologie, le genre du portrait : canons et codes, les théories de la physionomie et de la pathognomonie, portrait et société, typologie, le portrait et le Paragone, le portrait dans le modernité : les nouveaux médias, et l’autoportrait.
À chaque page il est possible de revenir à la page d’accueil par le biais du menu ou bien tout en bas de la page où le lien vers la page d’accueil reste en permanence.

Pour conclure, ce site est intéressant pour savoir s’il y a eu des colloque en rapport avec notre sujet, et il y en a eu un en 2010, cela peut permettre des recherche plus approfondie en contactant les participant au colloque ou en cherchant des publications des ces personnes sur le sujet. C’est un site avec une présentation très simple et sans publicité, les organismes partenaires prouvent son sérieux.

LB

Le Metropolitan Museum of Art de New-York et le Portrait Renaissance

Une exposition  The Renaissance Portrait from Donatello to Bellini  s’est tenue au Metropolitan Museum of Art de New-York,  du 21 décembre 2011 au 18 mars 2012.  Cette exposition est donc terminée, mais sur la page du Met qui lui était consacrée et qui est encore accessible, on peut encore visualiser, outre l’affiche reproduite ci-dessous,  les 147 œuvres qui y étaient présentées. http://www.metmuseum.org/exhibitions/listings/2011/the-renaissance-portrait-from-donatello-to-bellini

MetRenPortrait_poster

Une présentation d’une page explique l’objectif de cette exposition, et le catalogue est achetable en ligne, mais pas consultable. Notons que dans les liens apparus pour cette même interrogation, http://calitreview.com/22943 nous emmène sur le site de California Literary Review où, dans un long article Ed Voves, de formation universitaire en histoire et critique littéraire et artistique, plutôt qu’une critique, semble faire un résumé de ce même catalogue.

Le site du Met est un .org, traduisant la volonté (du moins dans l’affichage) d’être une organisation à but non lucratif, ce qui correspond bien à la mission des grands musées nationaux. Il est clair et compréhensible au premier coup d’œil. Un bandeau noir très sobre en tête de page présente en blanc les en tête de neufs menus déroulants correspondant aux rubriques classiques des sites des grands musées : les informations génériques sur le musée, les visites, les événements, la boutique, les expositions, les collections, pour apprendre plus, et un menu concernant  la recherche.
Immédiatement sous le bandeau, en  noir sur blanc, on trouve le chemin qui situe où nous sommes dans le site, ce qui est appréciable, le visiteur n’est jamais perdu et il peut s’il le souhaite revenir en un clic à l’origine de sa consultation.

Tout en haut de la page à droite et dans le bandeau noir, une petite fenêtre de recherche directe permet de gagner du temps quand on sait ce qu’on cherche. Elle est assez bien faite : pour un artiste par exemple on obtient l’ensemble des références à cet artiste au Met, que l’on peut examiner à travers trois rubriques principales : « les œuvres », « les événements », et « général ».
La rubrique « œuvres » donne accès aux œuvres et à leur cartel complet, à la brève notice de l’œuvre, à la notice catalogue beaucoup plus élaborée qui constitue une véritable analyse de l’œuvre, aux signatures, marques et autres figurant sur le tableau, à l’historique de l’œuvre, aux expositions où elle a figuré,  à une liste de références très fournie qui sont pour certaines analysées, dans le sens où on a extrait les informations pertinentes sur l’œuvre. La même page renvoie également à d’autres endroits au Met où on est susceptible de trouver des informations, comme par exemple la page Heilbrunn Timeline of Art History. Bref, certainement l’ensemble d’informations le plus complet qu’on puisse trouver au sujet d’une œuvre conservée au Met.
La rubrique « événements » n’est a priori pas très intéressante pour nous : par exemple si l’œuvre est incluse dans une visite guidée à thème, par exemple « maîtres anciens », alors il y a autant d’événements générés dans cette rubrique que de jours où la visite a lieu ! Générer un seul événement avec un calendrier attaché serait certainement plus judicieux et ferait gagner du temps au visiteur de la page. On aurait pu penser que c’était là qu’on trouvait les expositions où l’œuvre a figuré, mais apparemment non, du moins pour celles que nous avons consultées.
La rubrique « généralités » contient des résumés et analyses de livres, catalogues d’expositions concernant l’œuvre, des pages de blogs de visiteurs, d’invités occasionnels, etc. Les informations sont donc de niveaux de qualité très divers, à trier avec un œil critique.

Dans le bandeau du site du Met le menu déroulant « Learn » nous offre une rubrique « For College students » qui a toutes les chances d’être celle de meilleur niveau pour étudiants en histoire de l’art. Mais en fait cette page n’est pas aussi intéressante qu’elle paraît de prime abord,  dans la mesure où parmi tous les programmes alléchants annoncés (cours, films, etc.) aucun ne semble accessible en ligne, même ceux relatifs à des événements passés. Néanmoins sur la page d’accueil du « Learn » pour « College Students » à droite, un accès est donné à Heilbrunn Timeline of Art.

Sur Heilbrunn Timelife of Art on peut trouver pour une période et une aire géographique données, des frises chronologiques, des cartes, ou bien encore passer en revue des œuvres d’art, chercher des œuvres par sujet, artiste, aussi bien qu’accéder également à des essais thématiques.
Pour les essais thématiques, une page semble intéressante pour le Portait à la Renaissance ; voici la référence explicite à utiliser pour parler de cette page (figurant sur la page elle-même) :
Sorabella, Jean. « Portraiture in Renaissance and Baroque Europe ». In Heilbrunn Timeline of Art History. New York: The Metropolitan Museum of Art, 2000–. http://www.metmuseum.org/toah/hd/port/hd_port.htm  (August 2007).

On se rend vite compte cependant que les références sont faites quasiment uniquement à des œuvres conservées au Met, et en tout cas, si des œuvres extérieures sont citées pour les besoins de la démonstration aucun lien vers l’œuvre ne figure. Pour les œuvres conservées au Met cependant les cartels sont complets, il est souvent fait mention des expositions où elles ont figuré, ce qui est intéressant, on peut aussi trouver des vidéos, etc. Et bien sûr on peut revenir à la recherche de l’œuvre et accéder à toutes les informations citées ci-dessus.

Notons que même sur Heilbrunn Timelife of Art qui est en fait un site-fils de celui du Met, on retrouve une charte graphique similaire et le bandeau noir du Met, certes en version simplifiée, mais cela donne une grande cohérence et une grande clarté  à l’ensemble des deux sites.

Dans les autres catégories de destinataires du menu « Learn », la page destinée aux enseignants, offre des publications en pdf à télécharger concernant des thèmes : l’une d’elle est particulièrement pertinente pour ce blog, puisque qu’elle concerne la Renaissance « The art of Renaissance in Europe » : l’ouvrir en ligne n’a pas été possible (beaucoup trop gros, blocage du PC), mais elle peut être  récupérée en utilisant un clic droit et « enregistrer la cible sous ». Un chapitre de cette publication est consacré au portrait, et contient essentiellement des indications pour les professeurs sur la façon d’introduire le portrait de la Renaissance auprès de divers publics d’élèves ainsi que des idées d’activités autour de ce thème.

Enfin, il faut aller explorer complètement le menu « Research » du bandeau noir. On y trouve des pointeurs sur une multitude de ressources, catalogues de bibliothèques, etc. dont certaines en ligne, et notamment une recherche dans toutes les publications du Met, avec aussi certains catalogues en ligne avec le texte complet. Hélas notre catalogue The Renaissance Portrait from Donatello to Bellini n’est accessible qu’en « preview »,  mais sur ses 420 pages, les 90 premières sont néanmoins visibles, ce qui est appréciable car on a ainsi accès à toutes les présentations et introductions d’historiens de l’art.
Cette rubrique « Research » mériterait certainement d’être fouillée beaucoup plus.

A.C.

Ghirlandaio et la Renaissance à Florence

Ghirlandaio et la Renaissance à Florence est une exposition qui s’est tenue au musée Thyssen-Bornemisza de Madrid du 23 juin au 10 octobre 2010. L’exposition est partie du portrait de Giovanna Tornabuoni de Ghirlandaio (ci-dessous) qui sert de trame pour l’analyse du portrait à Florence et des œuvres de commande pour les mariages.

Domenico Ghirlandaio, Portrait de Giovanna Tornabuoni, 1489-90, huile sur toile, 77 x 49 cm, Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza

Dans cette exposition, ce sont donc essentiellement les salles 2 et 3 qui nous intéressent plus particulièrement puisqu’elles portent exclusivement sur les portraits privés à Florence. D’ailleurs, le portrait de Giovanna Tornabuoni, peint par Ghirlandaio en 1489, a servi de couverture à cette exposition et a fait l’objet d’une salle entièrement dédiée à son étude technique. Un microsite interactif a été spécialement conçu pour cette étude scientifique.

Dans l’onglet « expositions » sur la page d’accueil du musée, on peut avoir accès aux microsites des expositions passées et en cours. Pour chaque exposition, le musée met en ligne les visites virtuelles des expositions qui sont présentées. Ainsi, je vous conseille de visionner la visite virtuelle de l’exposition « Ghirlandaio et la Renaissance à Florence ». Par contre, en parcourant l’exposition, je me suis rendu compte que l’exposition ne comporte absolument aucune explication sur les murs des salles. En visionnant d’autres visites virtuelles d’expositions, j’ai constaté le même phénomène. Je ne sais donc pas si les explications murales sont une tradition purement française ou si leur absence ne se constate qu’au musée Thyssen. Néanmoins, dans cette visite virtuelle, la caméra tourne sur elle-même donnant ainsi une vision d’ensemble de la salle sélectionnée. La visite s’ouvre sur la salle d’entrée de l’exposition et on peut accéder aux autres salles en cliquant sur un petit plan.

Le microsite de l’exposition possède un onglet « chapitres » qui est une présentation de chaque salle avec quelques œuvres choisies. L’explication du choix du nom de chaque salle est donc sur le site de l’exposition et non dans l’exposition elle-même. Seule la salle 8, c’est-à-dire celle consacrée à l’analyse technique du portrait de Giovanna Tornabuoni, comporte des explications murales ce qui est justifié, car des explications sont nécessaires devant des radios d’œuvres pour comprendre la démarche scientifique.

Dans la page de présentation de la salle 8, un lien vers un microsite interactif nous amène vers une page consacrée à l’œuvre choisie pour la couverture de l’exposition, le portrait de Giovanna Tornabuoni de Ghirlandaio. Ce site nous explique toutes les analyses scientifiques que le musée a effectuées sur ce portrait. Il comporte 4 onglets : sur le support, sur la technique picturale, sur l’analyse des matériaux et sur les radios.

Le site propose également des vidéos pédagogiques. Une de ces vidéos montre Gert Jan van der Sman, un historien de l’art, et l’autre est ponctuée dinterviews du public. Enfin, le catalogue de l’exposition est achetable en ligne sur la boutique du musée mais non consultable en ligne.

Le site de l’exposition « Ghirlandaio et la Renaissance à Florence » offre au visiteur la possibilité de voir ou de revoir l’exposition grâce à la visite virtuelle. Mais, à mon avis, ce site complète également l’exposition puisque les explications se trouvent sur le site et non sur les murs de l’exposition.

F.B.